Culture

Art musical : nouveaux textes, nouveau départ

Samedi à Yaoundé, l’assemblée générale a adopté le règlement général, entre autres documents essentiels, et permis de poser de nouvelles bases.

Une Société nationale camerounaise de l’art musical (Sonacam) sous un meilleur jour, structurée et résolument au service des artistes. C’est la perspective entrevue samedi dernier au palais des Congrès de Yaoundé, où de longues heures de travaux (près de 11 heures d’horloge), sous le signe de l’apaisement et de la paix, ont finalement abouti à un dénouement heureux. Celui de l’adoption des statuts, du règlement général et du code électoral de la Sonacam par des artistes de la catégorie B de l’art musical venus des quatre coins du pays. C’était à l’occasion de l’assemblée générale adoptive des textes de base de la Sonacam, qui a convoqué pas moins de 1 500 artistes. Evénement présidé par Bidoung Mkpatt, ministre des Arts et de la Culture, tutelle du sous-secteur Arts et culture, en présence de Sam Fan Thomas, président du Conseil d’administration sortant de la Sonacam, et de Gilles Serge Effoudou Mpande, président de la Commission de contrôle des organismes de gestion collective. 
Au terme de cette rencontre, le ministre Bidoung Mkpatt s’est dit satisfait du bon déroulement des travaux et a indiqué que les textes qui viennent d’être adoptés constituent la lanterne qui viendra éclairer tous les artistes musiciens sur la véritable nature de la Sonacam et sur ses procédures. En effet, « la Sonacam devrait être cette structure qui est au service des artistes et bien plus, un cadre de concertation et de collaboration entre les artistes musiciens, les sponsors et tous les acteurs de bonne volonté qui opèrent dans le domaine de l’art musical », a souligné le Minac, pour qui ces travaux étaient l’opportunité de se fixer de nouveaux défis. Car, pour parvenir à l’objectif de fonctionnalité de cette structure, la prochaine étape, après l’adoption des textes, appelle le renouvellement des organes dirigeants prévu le 21 novembre prochain. Le mandat de l’équipe dirigeante actuelle étant arrivé à échéance.
Pour ce qui des textes, au niveau des statuts, les artistes ont voté l’institution d’un conseil de surveillance chargé du contrôle des activités du conseil d’administration et de la direction générale, et habilité en cas de crise à convoquer l’assemblée générale extraordinaire. En outre, un comité d’éthique, de discipline et d’arbitrage, a été mis sur pied, entre autres instances internes. Cette AG comme l’a indiqué le Minac s’inscrivait dans le cadre de l’assainissement de la gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins du droit d’auteur prescrit en 2014 par le chef de l’Etat, Paul Biya. L’assemblée générale d’adoption des textes organiques vient, espère-t-on, mettre un terme à tous les comportements rétrogrades qui gangrènent le domaine du droit d’auteur au Cameroun. 
 

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