Economie

Mode opératoire : l’appât du gain facile

Pour réussir leurs coups, les sociétés illégales de placements financiers utilisent un mécanisme pyramidal : le système Ponzi. Un procédé assez simple qui consiste à créer une société financière dont le but officiel est de miser de l'argent en bourse ou dans n'importe quel autre actif. Le fondateur propose ensuite à d'autres personnes d'y investir, en échange d'une promesse de rendement élevé. Mais au lieu de procéder à des investissements réels comme promis, la société utilise plutôt les montants collectés pour payer des intérêts alléchants à ses propres investisseurs, en un temps généralement très court. Après ces premiers paiements, la structure bénéficie à peu de frais d’une bonne publicité gratuite de ces heureux bénéficiaires. Ces derniers sont les ambassadeurs d’une marque qui ne vend aucun produit, certes, mais qui produit énormément de cash. 
Ce succès assure à la société l’arrivée de nouveaux clients qui, à leur tour, attirent d’autres personnes. Etant donné que c’est l’argent de ces nouveaux venus qui sert à rémunérer les plus anciens adhérents, ce procédé illégal est un château de cartes qui s’écroule au moindre coup de vent. Si jamais le nombre de nouveaux clients baisse, ou si certains d’entre eux récupèrent leur capital, le système s’effondre sur lui-même, laissant les derniers investisseurs dans le désarroi.
Il est courant de voir ces structures parvenir à s’installer aisément dans les pays, en prétextant faire du marketing de réseau ou du marketing d’affiliation. Ce n’est que par la suite, lorsqu’elles ont déjà suffisamment d’assise, qu’elles dégainent en douce un service de placements financiers ou de crypto-actifs. Un vrai cheval de Troie. Dans ce type de système, contrairement aux établissements agréés de placements financiers, les fonds de l’investisseur ne sont pas garantis. Son investissement ne peut donc pas lui être restitué si jamais les choses tournent mal. Les taux d’intérêt sont pourtant toujours très élevés. Allant parfois même jusqu’à 100%. Un chiffre très éloigné des standards, à en croire les experts. Sur le marché camerounais en effet, le taux moyen de rentabilité annuel, en fonction de la somme investie, oscillerait entre 1% et 8%. La méfiance doit donc être de mise aussitôt que quelqu’un propose déjà un gain allant jusqu’à 10% de l’investissement et au-delà. 
 

Liste des intermédiaires autorisés aux placements financiers en zone Cemac*

Entreprises

Pays

Sociétés de bourse

Bgfi bourse

Gabon

EDC Investment Corporation

Cameroun

Financia Capital

Cameroun

LCB Capital

Congo

CBC Bourse S.A

Cameroun

Attijari Securities Central Africa (Asca)

Cameroun

Cbt Bourse

Tchad

Afriland Bourse et Investissement S.A

Cameroun

Upline Securities Central Africa S.A (Usca)

Cameroun

Société sahélienne d'intermédiation financière de l'Afrique centrale (Saifac)

Cameroun

Global Trade International Investment (GTI)

Cameroun

Société générale - Capital Securities Central Africa (Sg Capital Cemac)

Cameroun

Africa Bright Securities S.A

Cameroun

Afg Capital Central Africa Acca

Cameroun

Teneurs de compte

Société Générale Cameroun

Cameroun

Afriland First Bank

Cameroun

Standard Chartered Bank

Cameroun

Sociétés de gestion de portefeuille

Asca Asset Management

Cameroun

Harvest Asset Management

Cameroun

Corridor Asset Management

Congo

Edc Asset Management

Cameroun

Africa Bright Asset

Management

Cameroun

Dépositaires d’organismes de placement collectif en valeurs mobilières (Opcvm)

Banque Atlantique Cameroun

Cameroun

Conseillers en investissement financier

Beko Advisory Ltd

Cameroun

Cabinet Obasam Emry Consulting Sarl

Cameroun

Bertrand Mbouck

Cameroun

Source : Cosumaf*

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