Culture

Prix Goncourt 2020 : Djaïli Amadou Amal en finale

L’écrivaine camerounaise fait partie de la liste, dévoilée hier, des quatre auteurs susceptibles de remporter ce prestigieux prix littéraire francophone, avec son roman « Les impatientes ».

C’est le début du dernier chapitre pour Djaïli Amadou Amal et son roman « Les impatientes », en attendant l’épilogue. Le roman de la Camerounaise, paru cette année aux Editions Emmanuelle Collas, figure parmi les quatre finalistes du Prix Goncourt 2020. L’académie de ce prestigieux prix littéraire consacrant des auteurs francophones, a publié sa dernière liste hier. Une liste où l’on retrouve aussi « L'anomalie » de Hervé Le Tellier (Gallimard), « L'historiographe du Royaume » de Maël Renouard (Grasset) et « Thésée, sa vie nouvelle » de Camille de Toledo (Verdier). Le nom du vainqueur sera proclamé dans une semaine, soit le 10 novembre prochain, informe l’Académie du Goncourt.
Parmi les quatre prétendants au titre, Hervé Le Tellier, qui a remporté le Goncourt de Pologne il y a quelques jours, est présenté comme le grand favori de cette dernière ligne droite. La Camerounaise Djaïli Amadou Amal, publiée pour la première fois en France, garde néanmoins toutes ses chances grâce à son livre fortement plébiscité par la critique. Roman aux allures autobiographiques, véritable fresque engagée, « Les impatientes » aborde sans tabous la condition de la femme dans le Sahel. Le livre met en scène trois femmes qui tentent d’échapper à une vie peu envieuse que veut leur imposer la société. Une vie caractérisée par le mariage forcé, le viol conjugal et la polygamie. Dans leur quête pour fuir ce destin déplaisant, ces femmes reçoivent un seul et même conseil de leur entourage : la patience. Des circonstances et des faits courants dans son environnement, qu’elle décide de révéler grâce à sa plume téméraire.
« Les impatientes » était déjà paru chez Proximité, une maison d’édition camerounaise. C’était en 2017, sous le titre « Munyal, les larmes de la patience ». Le livre a été sacré Prix Orange du livre en Afrique 2019, faisant de Djaïli Amadou Amal, la toute première lauréate de ce prix littéraire. Il s’agit de son troisième roman après « Walaande, l’art de partager un mari », paru en 2010 chez Ifrikiya, et « Mistiriijo, la mangeuse d’âmes », publié chez le même éditeur en 2011. Après s’être démarquée comme la première écrivaine originaire de l’Extrême-Nord, Mme Amal continue de faire sensation, en se classant parmi les rares auteurs d’Afrique subsaharienne à atteindre ce niveau de la « compétition » menant au graal du Goncourt.
 

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