Ecrans Noirs : le public déjà au rendez-vous

Des cinéphiles et professionnels se bousculent depuis dimanche dernier au Palais des Sports de Yaoundé, pour voir des films en compétition et communier avec les stars.


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Il y a foule devant les portes du Palais polyvalent des sports de Yaoundé. Détrompez-vous, ce n’est pas l’affluence des grands moments de saison sportive. Il s’agit plutôt de professionnels et d’amateurs de cinéma qui font la queue devant les salles de projections de ce temple du sport devenu antre du 7e art, le temps du festival Ecrans Noirs. Les articulations au menu de cette 24e édition (colloque, ateliers de formation et conférences de presse) drainent du beau monde tandis que les projections font le plus courir. « Quand j’allais voir le film « 2 avril » aux Ecrans noirs ce dimanche, j’étais convaincu que la salle serait vide. Loin de ce que j’imaginais, j’ai dû me battre à trouver une chaise ailleurs pour pouvoir m’assoir et regarder ce long métrage de la réalisatrice camerounaise, Noëlle Kenmoe », indique le blogueur et promoteur de la plateforme Médiatude, Yves Martial Tientcheu. Comme lui, de nombreux cinéphiles ont dû regarder cette fiction en compétition dans la catégorie « Long métrage camerounais » en position debout en salle, faute de sièges. Même scénario aux projections de « Rêve brisé » d’Eric Dipo, « Les délires de Takam » et « Les rigolards » de Ghislain Amougou, « What’s up » de Lamine Kigno, « Samba, le général » de Jean de Dieu Tchegnebe, « Saving Mbango » réalisé par le Nkanya Nkwai et bien d’autres productions locales. 


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Plusieurs raisons justifient ce succès des premiers jours pour les Ecrans Noirs. Notamment, le covid-19, qui a contraint les salles de cinéma à marquer un temps d’arrêt. « Nous étions cloîtrés à la maison depuis le début du covid-19 et c’était d’un ennui ! C’est pour cette raison que nous avons sauté sur cette opportunité que nous offre le festival Ecrans Noirs », a la cinéphile Alvine Ntep. Autres raisons : le choix du site et la présence des acteurs qui ont le vent en poupe. « Nous avons choisi de montrer les films au même endroit cette année. Mais plus encore, la présence des films camerounais de qualité faits par des réalisateurs très talentueux et qui sont aussi très suivis par le public », précise la responsable de la programmation des Ecrans Noirs 2020, Hélène Ebah.


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Parmi ces vedettes du grand comme du petit écran qui font courir, on peut citer l’actrice Mamiton. Il était presque impossible de lui arracher une minute d’interview hier, car elle était entourée de fans voulant immortaliser leur rencontre. Idem pour les stars des web-séries et films, Ulrich Takam, Aissa Njayou, Noëlle Kenmoe, Flavienne Tchatat et Jean de Dieu Tchegnebe. Ce dernier ne faisant pas un pas sans qu’un fan ne l’interpelle par le nom de son personnage dans sa série à succès, « Samba le général ». On lui servait du « Je suis au garde-à-vous, mon général !» à chacune de ses apparitions. Le festival court jusqu’à samedi. 


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