Office céréalier : le nouveau souffle

Créé en 1975, l’établissement peu connu, joue pourtant un rôle de premier plan dans la régulation de la conservation des céréales dans le Grand Nord.


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L’immeuble ne paie vraiment pas de mine. Du moins, quand on le compare aux sièges des autres directions générales. La bâtisse à la couleur jaune qui se dresse entre la salle des fêtes et de la culture de Garoua, en face de la Communauté urbaine et la Mission d’études pour l’aménagement et le développement du Nord, est au cœur de l’actualité depuis le 05 novembre dernier. Le président de la République, Paul Biya, a en effet procédé ce jour-là au changement du top management. Djibrilla Nana remplace l’ancien gouverneur de la région du Nord, Gambo Haman au poste de PCA. Mohamadou Gassimou, jusque-là conseiller technique du DG du Port autonome de Douala est le nouveau DG de l’organisme. Il hérite du fauteuil qu’a occupé, pendant 33 ans, Gilbert Gourlemont. Depuis quelques jours, les 85 employés permanents de la structure sont focalisés sur la passation de service. L’heure est aux préparatifs de la cérémonie d’installation des nouveaux responsables projetée le 19 novembre prochain. L’ambiance est donc bon enfant dans les couloirs de l’immeuble que les agents de l’Office céréalier.


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Créé le 21 juin 1975, l’office céréalier qui agit comme centrale d’achat, intervient sur les marchés des zones productrices et consommatrices de céréales en vue de créer un stock régulateur et de sécurité alimentaire.  Cet organisme placé sous la tutelle technique du ministère de l’Agriculture et du Développement rural joue un rôle important pour la stabilisation des prix des céréales, notamment pendant la période de soudure qui intervient généralement entre juillet et septembre.  L’établissement est l’un des bras armés de l’Etat dans la lutte contre l’insécurité alimentaire.  Quand le gouvernement veut accorder des aides alimentaires aux populations en proie à la famine, il se ravitaille dans les entrepôts de l’Office céréalier. L’établissement se déploie généralement dans les villages entre novembre et décembre pour les collectes de céréales à moindre coût (maïs, riz paddy, mil blanc, mil rouge …). Lors de la grande sécheresse des années 1984-1985 qui avait secoué les régions septentrionales du pays, l’Office avait joué un rôle de premier plan. Dans le pic de la guerre contre Boko Haram en 2015-2016, l’établissement avait également fournit des prestations dans le cadre du don alimentaire spécial du chef de l’Etat aux populations de l’Extrême-Nord, victimes de l’insécurité transfrontalière et alimentaire. Depuis 2015, l’Etat anticipe en amont sur les crises. Le gouvernement a ordonné la (re)constitution des denrées et leur stockage dans les magasins. Jacques Djakwouri, directeur des affaires générales, reconnaît que l’Etat fournit d’immenses efforts pour permettre à la structure de remplir efficacement ses missions.


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