Soudan : l’accord de paix se renforce

Cinq anciens chefs rebelles ont accepté dimanche dernier de mettre définitivement un terme aux hostilités.

L’accord de paix signé le 3 octobre dernier par les autorités de Khartoum et certains chefs rebelles a franchi dimanche dernier une nouvelle étape avec le ralliement de cinq nouveaux ex-chefs rebelles. Jusque-là méfiants vis-à-vis de cet accord, ces derniers ont finalement accepté de sortir du maquis et regagner la capitale soudanaise pour sceller définitivement ce pacte qui sonne le glas d’un conflit vieux de 20 ans, particulièrement meurtrier. Les leaders du Front révolutionnaire soudanais (FRS), une coalition de groupes rebelles, qui disent mesurer les conséquences de cette longue crise sur les populations, se sont engagés à œuvrer en faveur de la paix dans le pays et à soutenir l’action des autorités intérimaires. « Nous ressentons la souffrance du peuple soudanais. A partir d'aujourd'hui, nous ferons partie du gouvernement de transition et nous assumerons les conséquences de ses politiques », a déclaré Alhadi Idris, chef du FRS. « Nous méritons d'être heureux concernant cet accord de paix aussi longtemps qu'il réduit au silence les coups de feu », a souligné Mohamed Hamdan Daglo, ancien chef rebelle. 


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Pour le gouvernement de transition, cette reddition d’ex-seigneurs de guerre marque un pas décisif vers la paix « Nous attendions ce jour avec impatience. Aujourd'hui, il s'agit de la première étape pour mettre fin aux souffrances de notre peuple », s’est réjoui le Premier ministre, Abdallah Hamdok. « C'est la première fois dans l'histoire du Soudan que nous parvenons à un accord qui s’attaque aux racines de la crise soudanaise. Je suis certain que cette paix soulagera la souffrance du peuple», a-t-il poursuivi. Au cours d’un échange avec le général Abdel Fattah al-Burhan, les ex-rebelles ont exhorté les autorités de transition, afin que les atrocités commises au Darfour soient punies comme il est prévu dans l’accord. Le chef du Conseil souverain, la plus haute instance du pouvoir chargée de superviser la transition qui a qualifié ses hôtes d’« artisans de la paix et partenaires », les a surtout encouragés à rentrer résolument dans le processus de normalisation en cours.


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Coalition de groupes armés et de mouvements politiques, le Front révolutionnaire soudanais s’est illustré par une lutte armée atroce face à l’armée régulière dans les Etats du Darfour, du Kordofan-Sud et du Nil bleu. Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), ce conflit a fait environ 300 000 morts et 2,5 millions de déplacés. 


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