Prix Goncourt 2020 : patience, patience !

La Camerounaise Djaïli Amadou Amal n’a pas été primée hier, mais reste en lice pour le Goncourt des lycéens.

Il a fallu attendre 20 jours de plus pour que la délivrance arrive enfin. Hier, l’Académie du Goncourt a finalement dévoilé son verdict 2020, attendu depuis le 10 novembre dernier, puis reporté par solidarité avec la fermeture des librairies due au nouveau confinement en France. La réouverture prochaine de ces espaces étant annoncée, les responsables des Prix littéraires se décident à aller de l’avant, permettant ainsi aux lauréats et aux libraires de proposer les ouvrages en lice. Ils l’avaient promis, le Goncourt sera connu avant Noël. Chose faite. La tradition n’a pas été respectée, car le célèbre restaurant Le Drouant à Paris, devenu depuis 1914 le théâtre de la déclamation des résultats, n’aura pas été au centre des attentions. 


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C’est par visioconférence que « L’Anomalie » de Hervé Le Tellier, roman publié chez Gallimard, remporte le Prix Goncourt 2020. Cette édition à rebondissements, minée par le Covid-19, voit la victoire de cet écrivain français, ancien journaliste scientifique. Une confirmation, car « L’Anomalie » était le grand favori. Cette œuvre à la frontière entre science-fiction et thriller, où les personnages vivent une expérience paranormale mais où l’amour, la famille, et autres thèmes subsistent, est donc l’heureuse élue. Son auteur gagne un nouveau tirage de son ouvrage avec la mention « Prix Goncourt » sur la couverture, 10 Euros symboliques (soit 6000 F), mais il décroche surtout cette sérieuse notoriété qui va de pair avec cette distinction prestigieuse décernée depuis 1892.


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Dans la course à ce prix littéraire de haute renommée récompensant des auteurs francophones, Hervé Le Tellier devance la Camerounaise Djaïli Amadou Amal  avec « Les Impatientes »  (Emmanuelle Collas), Maël Renouard avec « L’historiographe du Royaume » (Grasset) et Camille de Toledo avec « Thésée, sa vie nouvelle » (Verdier). Mais l’arrivée à cette finalité n’a pas été aussi simple, car en face, il y avait des plumes pleines de répondant. L’écrivaine camerounaise, seule femme du quatuor des finalistes, a défendu jusqu’au bout cette volonté de défendre son genre, mais aussi la littérature camerounaise et africaine. La native de de l’Extrême-Nord a connu un parcours inédit dans cette compétition convoquant l’excellence des belles lettres. Un parcours inédit également pour un auteur africain sub-saharien (de plus une femme), rarement vu ce niveau de la compétition. Djaïli Amadou Amal n’en a pas encore fini avec ce défi pour la reconnaissance de la littérature africaine. Elle est finaliste du Prix Goncourt des lycéens 2020 à découvrir demain 2 décembre. Le livre « Munyal, les larmes de la patience » et désormais « Les impatientes » après réédition, n’a pas fini de faire courir la planète littéraire. 


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