Couverture santé universelle : un logiciel en téléchargement

Les premières fonctionnalités regroupées dans un logiciel ont été présentées jeudi dernier au ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie.

Le premier trimestre de l’année 2021 sera un trimestre de réalisation et de mise en exploitation de la Couverture santé universelle (CSU) au Cameroun. C’est l’engagement pris le 27 août dernier dans le cadre d’une signature de partenariat public-privé, par la société Santé universelle Cameroun (Sucam) devant le ministère de la Santé publique (Minsanté). 
Jeudi dernier, la société Sucam a présenté au ministre Manaouda Malchie et à ses proches collaborateurs l’un des fruits de ce partenariat, matérialisé par le logiciel CSU. « Le logiciel regroupe l’ensemble des fonctionnalités qui pourront permettre la mise en œuvre de la CSU. Il ne comporte pas moins de 23 modules. Le principal qui a fait l’objet de la présentation d’aujourd’hui (jeudi : Ndlr), est l’enrôlement. Parce que sans ce module et l’identification de tous les bénéficiaires de la CSU, on ne peut pas avoir de base de données pour démarrer les opérations », a expliqué Jacqueline Mekongo, directeur général de la société Sucam. Il est question pour tous les résidents camerounais, expatriés, réfugiés indigents, de se faire enrôler afin d’être intégrés dans la base des données. « Avant cette étape, nous allons mener une campagne de communication qui va être faite avec le partenaire public pour sensibiliser les Camerounais. Qu’ils comprennent ce que c’est que la CSU, ses avantages et comment ils pourront être des usagers de cette CSU », a poursuivi Madame Mekongo. 
En plus de cette fonctionnalité, cette solution permettra la prise en charge des soins, ayant en base de données l’ensemble des prestations qui constitueront le panier de soins. À partir de ce panier de soins, l’individu pourra savoir quels sont les coûts de ces prestations. Ainsi tous les Camerounais qui seront identifiés et porteurs de la carte CSU pourront bénéficier de ces soins. « En Afrique nous n’avons pas la culture de la prévention de la santé. Beaucoup de Camerounais ne vont pas vers les formations sanitaires parce qu’il y a la consultation à payer, un carnet de soins qu’on demande à l’entrée. Il y en a beaucoup qui ne peuvent même pas se permettre le luxe de payer ces deux éléments », a indiqué le directeur général de la société Sucam. Pour elle, la mise en place d’une CSU permet aux gens de se prendre en charge bien avant que les problèmes n’arrivent. La société Sucam envisage de valider le logiciel en vue de sa présentation au parlement dès la session parlementaire de mars 2021. 
 

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