Extrême-Nord : le patrimoine Mofou à l’honneur

Le tout premier festival de ce peuple du département du Mayo-Tsanaga, s’est tenu du 17 au 21 décembre 2020 à Maroua.

« Coup d’essai, coup de maître ». C’est l’appréciation faite par Midjiyawa Bakari, gouverneur de la région de l’Extrême-Nord qui a présidé le tout premier festival des arts et de la cuture organisé par l’Association culturelle Mofou du Cameroun (Acmocam), du département du Mayo-Tsanaga, du 17 au 21 décembre 2020 dernier à Maroua. Cette note positive découle de la forte mobilisation, non seulement des élites extérieures et intérieures, mais aussi des autres communautés du Cameroun notamment Guiziga, Mafa, Toupouri, Massa, Peulhs, Grand Mbam, des régions de l’Ouest, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qui ont marqué leur présence à travers une participation remarquable. C’était autour du thème : « Arts et culture Mofou au service du développement et du vivre ensemble ». Comme points saillants, ce bouillon culturel a eu quatre grandes articulations. Outre la grande cérémonie d’ouverture qui s’est tenue au stade Lamido Yaya Daïrou, suivi de la caravane très animée dans les artères de la ville de Maroua, il y a eu des conférences et débats, des sessions de formation, une exposition d’objets d’arts et mets Mofou. En bref, le public a eu droit à trois jours d’intenses activités. Au bout du compte, d’après les organisateurs, la vision du festival des arts et de la culture Mofou, est celle des arts et de la culture dynamique, créative, viable qui contribue au développement social et économique. 


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Il a pour mission de faire rayonner les arts et la culture Mofou en stimulant de manière originale la créativité et les échanges culturels et interdisciplinaires. Ledit festival a des objectifs précis à savoir. Il veut accroître la sensibilisation au sujet de l’importance des arts et de la culture dans le développement social, améliorer l’accès aux activités artistiques et culturelles en vue de protéger, vulgariser et conserver le patrimoine culturel Mofou. Il veut également proposer des plateformes et des structures de développement durable en faveur de l’émergence et de la visibilité des artistes Mofou, consolider le vivre ensemble et la cohésion sociale entre les différentes composantes ethniques du Cameroun en général et des Mofou en particulier. Au sujet de cette première édition du festival, le Dr Alexis Kangkatlam, membre du comité d’organisation, reconnaît : « Ce n’était qu’un début du réveil de notre peuple, les Camerounais peuvent compter sur nous dans le développement, le meilleur reste à venir. » Pour les raisons de la cause, il faut préciser que le peuple Mofou se retrouve dans les arrondissements de Méri, Mokolo, Maroua 1er, Maroua 2e, Maroua 3e, Tokombéré, Soulédé-roua, Gazawa et Koza.


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