Ngaoundéré : des cache-nez mal ajustés à l’école

Le port de ce dispositif de protection contre le Covid-19 dans les établissements secondaires et primaires de la ville continue de connaître un arrimage difficile.


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Mettez-vos masques !!!! Cette interpellation sonne comme la cloche de réveil à chaque heure chez les lycéens de Sabongari à Ngaoundéré. Elle est devenue plus qu’un rituel chez les enseignants à leur entrée dans chaque classe. Dans cet établissement scolaire, aucun accès n’est permis sans ce dispositif de protection contre le Covid-19. Sauf qu’une fois dans la salle de classe, certains élèves font tomber leurs masques pour les ranger soit sur le banc, dans la poche de la tenue scolaire voire dans le cartable. « Ce n’est pas facile. Dès que vous tournez le dos, certains apprenants l’enlèvent. Mais, nous leur rappelons sans cesse l’importance de cette mesure barrière », explique Ange Michel Aguedana, enseignant de Mathématiques. A sa suite, le censeur Pouamoun Youba ajoute que ce ne sont pas les masques qui manquent.  « Nous disposons de plusieurs stocks que nous offrons au personnel administratif, aux enseignants et à tout élève qui oublie le sien à la maison. Le proviseur a instruit chaque enseignant d’appliquer le respect de cette mesure dans les 27 salles de classe avant, pendant et après les cours. Sauf que, nous regrettons le fait que certains élèves le retirent de temps en temps de leur visage en l’absence d’un enseignant ou d’un surveillant. Sinon, nous continuons et persévérons dans la sensibilisation », poursuit-il. 


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Au lycée classique et moderne de Ngaoundéré, c’est le même scénario. Aucun accès n’est autorisé sans cache-nez avec un rappel sur les dangers du Covid-19 via plusieurs affiches. Malgré cela, certains élèves continuent d’être indisciplinés sur le port du masque dans la plupart des salles de classe. « Le proviseur a demandé à chaque élève d’en faire une affaire personnelle. Les plages du civisme et du patriotisme qui se déroulent ici tous les lundis et vendredi, jours de rassemblement sont réservées à la sensibilisation sur l’importance du port du masque », précise le censeur Daïrou Pempeme. 


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Dans les écoles primaires, le port du masque demeure une équation difficile. Les enseignants font tout leur possible pour que cette mesure barrière soit respectée, surtout chez les tout-petits. « Quand un enfant vient à l’école avec des soucis de santé notamment ceux relatifs aux voies respiratoires, nous devons en tenir compte. Et avec le relâchement observé dans la ville chez les adultes sans aucune répression, certains enfants préfèrent porter le cache-nez sous forme de bracelet ou de micro à l’oreille voire le jeter », confie Mme Louise Damakoa Djidéré, directrice de l’école primaire d’application de Sabongari II B. La preuve, la cour de récréation est pleine de cache-nez jetés à même le sol. Ici, comme dans tous les établissements primaires sillonnés, l’on a constaté que les enseignants portent les leurs au-dessous du menton pour mieux se faire entendre même au fond de la classe. « La voix de l’enseignant doit porter pour capter les leçons. C’est pénible pour ceux de l’école primaire de le porter des heures durant parce que chaque enseignant a 10 disciplines à enseigner par jour », rappelle la directrice.  


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