« Le système financier est de plus en plus fiable »

Hubert Ndé Sambone, directeur de l’Anif, coordonnateur de l’évaluation nationale de risques.

Comment évaluez-vous les actions déjà menées dans le combat contre le blanchiment d’argent ?


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Un cadre juridique a déjà été mis en place dans le règlement Cemac. Il est d’application directe dans tous les Etats. Il  y a la mise en place d’une cellule de renseignement financière qui travaille depuis de nombreuses années. En fait l’évaluation nationale de risques vient ici s’assurer que le système mis en place est efficace. L’impact de ces actions est là parce qu’au moins notre système financier et l’environnement économique s’améliore. Aujourd’hui, au niveau des banques, vous ne pouvez plus faire n’importe quoi. Le banquier vous demande un certain nombre d’informations. Donc le système financier est de plus en plus sécurisé et fiable. Le processus est en marche. 


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Parlant des sanctions justement, à quand la phase répressive?


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Les organes qui doivent réprimer sont en place. La lutte est une chaine avec plusieurs acteurs, ce n’est pas la cellule de renseignements qui réprime, mais la justice. Il s’agit simplement de renforcer leurs capacités. 


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Est-ce qu’on peut avoir une évaluation chiffrée de ces fléaux au Cameroun ?


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Si nous prenons notre rapport d’activités 2020, les sommes blanchies ou ayant servies au financement du terrorisme y figurent c’est en millier de milliards qui résultent de la corruption, des détournements de fonds publics, des fraudes fiscales et douanières, de la cyber escroquerie, des trafics divers. Nos actions sont visibles. Notre souci c’est d’abord d’amener les acteurs qui sont sur le terrain à collaborer avec l’Anif. Nous avons les professions assujetties qui de plus en plus collaborent en nous envoyant des déclarations de soupçons. A titre d’exemple, en 2019, nous étions à plus de 450 déclarations de soupçons, en 2020 nous sommes à 782 déclarations de soupçons, l’action augmente en puissance et nous avons transmis aux autorités judiciaires compétentes plus de 300 rapports. Evidemment, ne nous communiquons pas assez parce que nous sommes avant tout un organe de renseignements.


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