Quinzaine du film lycéen : le temps des récompenses

La première édition de cette plateforme mettant en vitrine s’est achevée le 23 janvier dernier à Yaoundé, avec une remise de prix aux meilleurs films.

Une année pour produire des courts-métrages documentaires. Une semaine pour rassembler les copies. Une soirée pour les dévoiler au public. Les 12 jeunes réalisateurs finalistes des Ateliers Mwinda, articulation principale de la Quinzaine du film lycéen, tenue du 18 au 23 janvier dernier à Yaoundé et à Douala, ont goûté à ces picotements dans le ventre ressentis par l’artiste quand, pour la première fois, son œuvre est soumise à l’appréciation, parfois impitoyable, de l’audience. En six films autour du thème : « L’égalité hommes-femmes », ces apprentis qui au départ ignoraient même pour la plupart ce qu’est un scénario, ont démontré qu’ils possèdent une âme de futurs cinéastes accomplis, convoquée grâce à l’appui de professionnels du 7e art. Constitués en binômes, les 12 prétendants au Grand Prix de cette première édition des Ateliers Mwinda ont offert des récits de courage, de détermination, de résilience, contés par des femmes. 


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Samedi dernier, ils ont convié au rendez-vous de l’émotion, les spectateurs de la salle Canal Olympia du Campus de Ngoa-Ekelle à Yaoundé, parmi lesquels le ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Mkpatt, le parrain de l’événement, icône du football international, Lilian Thuram, les initiatrices des Ateliers Mwinda, Osvalde Lewat et Véronique Cazeneuve, sans oublier des membres du gouvernement, les partenaires de l’événement, ainsi que de nombreux cinéphiles. Tous ont assisté au sacre du film-documentaire « Au cœur des légendes » du duo Moifo Takou et Urielle Meko-Nsi. Les deux cinéastes en herbe, sous le mentorat du réalisateur camerounais Cyrille Masso, ont promené le public dans les couloirs du temps, en le plongeant dans le vécu peu connu de deux reines de la dynastie Bamoun. Grâce à la bravoure de ces dames ayant assuré la régence à des périodes critiques de l’histoire, le prestige du Royaume des Bamoun a su être maintenu. Bernadette Fonlon, présidente du jury, a justifié ce choix par « une ingéniosité et une créativité étonnantes ». 


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Une remarque qui pourrait s’appliquer à tous les autres films de ces premiers Ateliers Mwinda. Certains ont ému aux larmes l’assistance et les jurés. « L’autre match du football féminin », de Stéphany Ngwanshi et Eugénie Metala, braquant les projecteurs sur une jeune joueuse du Canon de Yaoundé, décidée à faire carrière dans l’univers du ballon rond malgré le peu de soutien de ses proches, a remué le public de Canal Olympia et raflé le Prix spécial du jury. Dans l’objectif d’encourager ces jeunes cinéastes, de nombreux cadeaux leur ont été décernés par les partenaires de la Quinzaine du film lycéen et le ministère des Arts et de la Culture, allant de sommes d’argent à du matériel, en passant par des espaces de diffusion. Bonnes raisons de transformer en brasier cette flamme du cinéma, allumée par la séquence numéro 1 de ce concept biennal que sont les Ateliers Mwinda.


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