Ligne ferroviaire Cameroun-Tchad : 1,6 milliards pour l’étude de faisabilité

Un protocole d’accord de prêt a été signé samedi dernier entre le Cameroun et la Banque africaine de développement.


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Le Cameroun vient de d’obtenir un financement pour le projet ligne ferroviaire qui le relie au Tchad. La Banque africaine de développement (BAD) vient de lui accorder un prêt dont la signature du protocole d’accord a eu lieu samedi dernier à Yaoundé entre le ministre de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey, et Soloman Kone, responsable pays pour le Cameroun du groupe de l’institution. C’était en présence du ministère des Transports du Cameroun et de son homologue du Tchad, en visite de travail dans le pays. Ce prêt de 1,6 milliard de F va concrètement servir au financement de l’étude de faisabilité en vue du prolongement de la ligne ferroviaire qui le relie au Tchad. D’après Soloman Kone, cette signature qui intervient après celle de l’accord de financement en faveur de la République du Tchad, devrait permettre de démarrer effectivement cette opération capitale pour l’intégration régionale en Afrique centrale.


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Malgré l’aménagement de certaines routes comme celle de Batchenga-Ntui-Yoko-Lena-Tibati-Ngaoundéré qui contribuent à améliorer le réseau routier reliant le Tchad au Cameroun, des obstacles tels que l’enclavement des bassins de production agropastoraux continue à plomber le développement des échanges entre les deux Etats persistent. Ce qui justifie la nécessité d’étendre la ligne ferroviaire Douala-Ngaoundéré laquelle permettra, comme l’a relevé Alamine Ousmane Mey de « renforcer la fluidité du transport entre le port de Douala, de desservir les régions septentrionales du Cameroun et de certaines localité Tchadienne ». 


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De manière spécifique, cette phase qui s’étend sur 22 mois va être marquée par des études techniques, économiques, financières mais aussi environnementales et sociales requises pour la construction et l’exploitation de la ligne ferrée.  « C’est une grande étape qui vient d’être franchie. On insiste beaucoup sur la maturation des projets et dans ce sens, il faut des études crédibles », a déclaré le représentant de la Bad.


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Le coût total de cette phase est estimé à 3,2 milliards de F, financé à part égale par le Fonds africain de développement entre les deux pays concernés (1,6 milliards de F pour le Cameroun et 1,6 milliards de F côté Tchad). « Aujourd’hui, le Cameroun sert de porte d’entrée pour le Tchad au niveau de la mer. Et nous voulons voir ces échanges s’intensifier en utilisant des alternatives qui viennent améliorer la compétitivité et réduire les coûts. Le chemin de fer a la particularité d’entre peu polluant et permet de transporter des marchandises lourdes à de faibles coûts », a relevé Alamine Ousmane Mey.


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