Tanzanie: Le président est mort

John Magufuli a succombé mercredi soir à des complications cardiaques dans un hôpital de Dar-es-Salam.

La Tanzanie observe depuis mercredi une période de deuil national qui s’étalera sur 14jours, suite au décès du président de la République, John Magufuli. Le chef de l’Etat tanzanien a rendu l’âme en début de soirée à l’hôpital Emilio Mzena, un établissement public de Dar es-Salaam, où il était interné depuis plusieurs jours. Dans une déclaration officielle à la télévision nationale, la vice-présidente de Tanzanie, Samia Sululu Hassan, a évoqué des problèmes cardiaques à l’origine de la disparition de ce leader charismatique. « C’est avec une grande tristesse que je vous annonce qu’aujourd’hui, le 17 mars 2021, à 18h au soir, nous avons perdu notre chef John Pombe Joseph Magufuli décédé des suites de complications cardiaques à l’hôpital Mzena de Dar-es-Salam où il était soigné. Il a été hospitalisé à partir du 6 mars au centre cardiopathie de Jakaya Kikwete lorsqu’il a développé des complications cardiaques chroniques qui le troublent depuis dix ans », a-t-elle déclaré. Alors que l’opposition estime plutôt que le défunt aurait été emporté par le Covid-19 dont il a toujours nié l’existence.


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Réélu en octobre dernier avec plus de 84% des suffrages pour un second mandat de cinq ans, John Magufuli était le cinquième président de la Tanzanie depuis son indépendance en 1961. Surnommé « Tingatinga » (le bulldozer), en swahili, son pays lui doit la mise en œuvre des programmes économiques audacieux. Ainsi, la lutte contre la corruption et la réalisation des grands travaux de construction ont meublé son magistère. Plusieurs fois ministre, John Magufuli réussira, une fois élu président de la République, à investir l’argent récupéré de la fraude fiscale dans l’éducation et la lutte contre la pauvreté. Fervent chrétien catholique, il s’est distingué comme un dirigeant modeste en allant même jusqu’à diviser son salaire par quatre. Cependant, ses nombreuses mesures restrictives visant à corriger la morale publique ont plutôt été qualifiées de liberticides par ses opposants et les défenseurs des droits de l’Homme.


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