Produits de grande consommation sur le marché: La revue des stocks

Le ministre du Commerce était sur différentes places marchandes jeudi dernier pour vérifier la présence de plusieurs denrées de première nécessité.

Depuis un moment, les plaintes des ménagères se font entendre ci et là. Elles ont d’ailleurs été relevées par certains journaux. C’est pour prendre la température des prix des produits de grande consommation que le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana a effectué une descente dans les marchés et autres magasins de stockage de la ville de Yaoundé jeudi dernier. Deux principaux objectifs étaient poursuivis: s’assurer de la disponibilité des produits tels que le riz, le poisson, la viande de bœuf, le sucre et les produits dérivés de la farine de blé dont le prix a explosé à l’international; mais aussi des prix pratiqués sur ces produits.


Read also : Autoroute Yaoundé-Douala : on prépare le raccordement à la Nationale n°3

Le poisson


Read also : Corridors routiers d’Afrique centrale : il y a du potentiel

La descente effectuée dans un des points de vente du principal importateur de poisson au Cameroun en l’occurrence Congelcam, a permis de constater la disponibilité en quantité et en qualité du poisson. Les seuls absents à l’appel sont le maquereau de type Oya Oya ou doré et le tilapia communément appelé carpe. D’après le directeur régional de Congelcam, Joseph Flavien Kankeu, la rareté du maquereau sur le marché n’est pas une spécificité camerounaise. Il se trouve que c’est la période dite de reproduction ou de repos biologique. « La communauté internationale laisse grandir les maquereaux dorés et le moment venu, il sera de nouveau disponible. Néanmoins, nous avons pris des dispositions pour mettre sur le marché des produits de substitution», a-t-il précisé. Il s’agit entre autres du rouget, du bar dit Calada, des maquereaux irlandais et sénégalais, du bossu, etc. Ici le Kg varie entre 1200 F et 1350 F, selon le type. Pour ce qui est du tilapia, il se trouve que les avis techniques d’importation de ce poisson sont suspendus depuis deux ans, question de promouvoir la production locale. « Quand vous en trouvez sur le marché, c’est extrêmement cher. En 2020, nous avons été surpris de constater qu’un opérateur a pu avoir l’autorisation d’importer. Du coup sur le marché, la palette de 10 Kg de tilapia que nous vendions entre 9000 F et10000F selon la grosseur se vend actuellement entre 14000 et 17000 F», a relevé Joseph Flavien Kankeu.


Read also : Electricité : des perspectives pour la Turquie

La viande de bœuf


Read also : Agriculture centrale : voici le programme semencier

Dans les lieux où le Mincommerce s’est rendu, le kg de viande sans os est vendu à 2800 F et celui avec os à 2300 F. Les bouchers disent se ravitailler au marché des bœufs où les bêtes viennent de la partie septentrionale. Il n’y a donc pour le moment aucune hausse à ce niveau. «C’est vrai qu’à un moment, il y a eu risque de rupture parce qu’au niveau du Nord, il y a moins de camions pour porter les bœufs. Les chauffeurs préfèrent transporter les oignons qui leur rapportent plus », confie un boucher.


Read also : Exportations : de l’art de bien négocier

Le riz, le sucre et le pain


Read also : Relations médias-entreprises : une plateforme de facilitation pour l’Afrique

Il ressort également de la visite du Mincommerce dans les magasins de stockage et autres boulangeries que les prix ne souffrent de rien. Aucune augmentation, encore moins de pénurie en vue. « 55 000 tonnes de sucre sont disponibles actuellement et toutes les dispositions sont prises auprès de réseau de 1200 distributeurs à travers tous les pôles de consommation du Cameroun pour couvrir le pic de la demande qui ne va pas tarder à arriver, notamment le jeûne du Ramadan», a souligné le directeur commercial de Sosucam. Le prix du pain également n’a pas augmenté. La baguette de 200 g reste vendue à 125 F. Christophe Essouga, responsable d’une boulangerie, indique que même si les coûts de la farine ont grimpé, le consommateur final ne sera pas touché. « Comme le conseil international des céréales a annoncé que la récolte cette année sera bonne, nous osons espérer que le prix de la farine va baisser », a indiqué le boulanger. Toutefois, il se plaint de la concurrence déloyale des boulangeries clandestines qui ont fait leur lit à Yaoundé et du problème de l’énergie électrique, avec les nombreuses coupures et  la qualité exécrable. Pour ce qui est du riz, il y en a pour tous les goûts et toutes les origines sur le marché. « Nous avons suffisamment des stocks de riz. Nous vendons par exemple le sac de 50 kg à 16 500 F, alors que le prix homologué c’est 17 000 F », a indiqué Jean Bosco Azenguen, responsable à Sorepco.


Read also : Chantiers routiers : une vingtaine de contrats résiliés

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category