Approvisionnement en poulet: Le Brésil en renfort

Le Minepia, Dr Taïga, a récemment signé une note autorisant l’importation des œufs à couver et des poussins d’un jour dans le but de booster la production locale.

Le poulet, cette volaille de « tous les appétits », caquette de moins en moins dans les marchés. Une situation ayant conduit à l’envolée des prix pour le peu qu’on y trouve. Dans une récente enquête publiée par CT, l’on apprenait qu’un poulet qui coûtait 5 000 F coûte désormais entre 9 000 F et 15 000 F. La raison avancée par l’un des acteurs du secteur étant la crise sanitaire en cours qui a autrefois entraîné la fermeture des frontières.


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Mais surtout le blocage des importations des poussins et des œufs fécondés, consécutivement à l’irruption de la grippe aviaire dans les pays européens fournisseurs du Cameroun ayant poussé le pays en novembre dernier à suspendre les importations. L’autre facteur explicatif est, d’après certaines sources, l’incapacité des producteurs locaux à satisfaire une demande intérieure de plus en plus forte.


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Dans l’optique de trouver un palliatif à ce problème devenu structurel, le ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia), Dr Taïga, a signé le 22 mars dernier, une note autorisant les importations des œufs à couver et des poussins d’un jour. Ladite note précise en outre que cette importation devra se faire suivant « le respect des exigences sanitaires et zoosanitaires du Cameroun et du Brésil, arrimées normes de l’Organisation mondiale de la Santé ».


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Relativement aux quantités, François Djonou, président de l'Interprofession avicole du Cameroun (Ipavic), explique qu’elles dépendent de la capacité financière des acteurs de la filière avicole. « Le Minepia n’a pas limité de quantité. Il est question d’importer le volume suffisant pour satisfaire la demande actuelle », indique-t-il. S’agissant de la demande, les statistiques officielles indiquent qu’elle se situe autour de 60 millions de poulets de deux kilogrammes par an, ce qui correspond à environ 90 000 tonnes. Or, les quantités produites n’atteignant difficilement que les trois quarts.


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Pour l’heure, les acteurs de la filière s’organisent pour faciliter l’importation de cette volaille. « L’Ipavic s’active en ce moment avec les autres acteurs pour prendre des vols charters dans lesquels nous pouvons mettre suffisamment d’œufs à couver. On pourra ainsi réduire les coûts d’importation. Parce que du Brésil au Cameroun, le coût du transport est plus élevé que l’œuf lui-même », souligne François Djonou.


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