Ces Africains en or


Depuis le démarrage des épreuves, quatre athlètes sont montés sur le podium.

Les  Jeux olympiques de Rio vibrent depuis vendredi dernier au rythme de l’athlétisme au Stade olympique dans la zone de Maracana. En attendant une pluie des médailles dans les prochains jours, on est au moins sûr d’une chose : les Africains ont bien démarré les épreuves d’athlétisme. Vendredi dernier, en effet, l’Ethiopienne Almaz Ayana a déjoué tous les pronostics en remportant la médaille d’or aux 10.000 mètres, pulvérisant au passage le record du monde de 14 secondes. La Kényane Vivian Cheruiyot s’est contentée de l’argent devant la tenante du titre, Tirunesh Dibaba en bronze. Le même jour, le Kenyan Paul Tanui a obtenu l’argent aux 10000 m hommes derrière l’indétrônable britannique Mohamed Farah. Samedi, au marathon féminin, c’est le Kenya qui a remporté la médaille d’or par Jemima Sumgong (24:04), l’Ethiopienne Mare Dibaba se contentant du bronze. Aux 100m féminin, l’Ivoirienne Murielle Ahouré, vice-championne du monde, a été éliminée lors des séries. La bonne surprise est plutôt venue de sa compatriote Marie-Josée Ta Lou qui a disputé la finale, ratant de peu le bronze. L’autre déception en sprint est venue de la Nigériane Blessing Okagbare, détentrice du record continental du 100 m de 2013 à 2016. En froid avec sa fédération, elle n’a rejoint le village olympique qu’au dernier moment avant de rater sa série. Dimanche soir, trois finales se sont disputées aux 100m, 400m et au triple saut. Chez les hommes, la finale du 100 mètres, discipline reine des Jeux, a tenu toutes ses promesses avec le duel très attendu entre l’Américain Justin Gatlin et le Jamaïcain Usain Bolt. C’est finalement ce dernier qui s’est imposé par 9.81s devant son grand rival (9.89s). En finale du 400m hommes, deux Africains étaient sur la ligne de départ : le Botswanais Karabo Sibanda et le Sud-Africain Wayde van Niekerk. Venu sur la pointe des pieds, ce dernier s’est adjugé l’or en 43.03 sec, pulvérisant du même coup le mythique record du monde de Michael Johnson (43.18s), vieux de près de vingt ans.  La finale du triple saut féminin s’est disputée sans les Africaines, toutes éliminées. Dans les  épreuves d’athlétisme qui restent à disputer, les chances de médailles des Africains sont intactes, compte tenu de leur expérience des grandes compétitions. La bataille sera certes rude, mais avec une cinquantaine de délégations, l’Afrique espère battre le record des  40 médailles remportées en 2008 aux Jeux de Beijing. Avec le démarrage en  trombe de certains athlètes, tous les espoirs sont donc permis. Avec comme têtes de proue le Kenya, l’Ethiopie et l’Afrique du Sud.
 

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