Bois Sainte-Anastasie: Recettes en chute libre

Attrait touristique très apprécié par les habitants de Yaoundé, ce site enregistre de moins en moins de visites, du fait du Covid-19.

Malgré la baisse d’activité ambiante, quelques personnes continuent de fréquenter régulièrement au Bois Sainte-Anastasie pour passer du bon temps. Le 11 avril dernier sur ce site situé en plein cœur de la ville de Yaoundé, quelques visiteurs payent leur ticket d’accès à 100 F à la guérite. Ceci leur donne droit à un espace vert, des statues représentant la diversité culturelle camerounaise, etc. Dans l’enceinte de cet espace, quelques visiteurs s’occupent, chacun à sa guise.


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Certains font des photos souvenir près du ruisseau qui traverse tout le site, d’autres venus en pique-nique, assis à même la pelouse se partagent des rafraichissements et des sandwichs. D’après le gestionnaire du Bois Sainte-Anastasie, Joël Siméon Ndi, le nombre de visiteurs est passé de 500 à 100 par semaine. Dans l’enceinte de ce site, on voit un groupe de professionnels de la photographie qui offrent leurs services aux clients désireux de garder des souvenir. D’autres visiteurs préfèrent prendre des images avec leur propre téléphone. A ceux-là, il est demandé de payer la somme de 2000 F. « Nous payons les impôts pour pouvoir exercer sur ce site. Mais depuis l’avènement de la pandémie du coronavirus, nous sommes presque au chômage », lance un photographe.


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Le Bois Sainte-Anastasie est aussi ouvert à des évènements d’ordre personnel et communautaire. D’après Joël Siméon Ndi, il faut payer 300 000 F pour un mariage par exemple. « Malheureusement, depuis le mois de mars 2020 avec l’avènement du Covid-19 nous ne recevons plus d’évènement sur le site », se plaint-t-il. Au restaurant, la situation est aussi autant tendue. Malgré la baisse des prix du buffet qui est passé de 8000 F ou 12000 F à 6500 F, les clients ne courent pas. Pour la tenancière du restaurant, l’heure est à la valorisation des mets camerounais afin de donner une identité culinaire aux aliments locaux. « Nous prions les autorités de nous venir en aide pour que nos valeurs culinaires soient connues au-delà de nos frontières », souhaite Maithe, tenancière d’un restaurant.


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