Prise en charge : public et privée s’impliquent

Plusieurs centres de réhabilitation des enfants handicapés sont enregistrés au Cameroun.

Près de 15 000 usagers sont enregistrés chaque année au Centre national de réhabilitation des personnes handicapés (CNRPH) parmi lesquels, une centaine d’enfants. Cédé à l’Etat comme institution spécialisée du ministère des Affaires sociales, le CNRPH intervient depuis 1972 dans la prise en charge de toutes les catégories d’enfants et personnes handicapées. Déficients physiques et moteurs, handicapés sensoriels et mentaux reçoivent des soins spéciaux dans ce centre basé au quartier Etoug-Ebé à Yaoundé. Le centre propose à cet effet des services de reconversion, de rééducation des enfants atteints de poliomyélite, méningite, malformations congénitales et la prise en charge psychosociale des victimes et de leurs familles. 


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Au service d’enfants handicapés visuels depuis plus de 30 ans, le Club des jeunes aveugles et réhabilités du Cameroun (CJARC) met l’éducation au cœur de ses activités. « Nous offrons une formation maternelle et primaire à ces jeunes et militons par la suite pour leur insertion dans les établissements secondaires et universitaires », déclare Coco Bertin, directeur général du CJARC. L’éducation des enfants à besoins spéciaux est également l’objectif de l’association de Promotion des handicapés du Cameroun (Promhandicam). Dotée d’une école inclusive, d’un service de rééducation, d’un centre d’éducation spécialisé pour enfants déficients intellectuels et infirmes, le Promhandicam compte à présent 5000 enfants formés. 


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Le Centre « Orchidée Home », autre acteur de la prise en charge du handicap au Cameroun, œuvre pour l’insertion des enfants autistes dans la vie active. Confrontée au manque de structure spécialisée pour enfants atteints d’autisme et de troubles de développement, Marie Mélanie Bell, mère d’enfant autiste, crée en 2005 le Centre « Orchidée Home ». « L’accès à l’école ordinaire était fermé aux enfants autistes et mon fils était condamné à rester à la maison. J’ai donc décidé de m’investir dans ce secteur », explique Marie Mélanie Bell, présidente du centre Orchidée Home. Olivier Bell, son fils, la trentaine, gagne à présent sa vie à travers ses peintures. Un succès parmi tant d’autres qui pousse Marie Mélanie Bell et d’autres associations de réhabilitation des enfants handicapés à poursuivre avec des campagnes de sensibilisation. Pour dire aux familles qu’un enfant handicapé a aussi des talents, quelque chose à apporter à la société.


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