Indy Dibongue : ode à Francis Bebey

Le nouvel album « Bebey Blues » de l’artiste camerounais rend un vibrant hommage à une grande pointure de la musique et de la littérature.


Arrivé à une certaine maturité artistique après des années dans l’Afrobeat, l’artiste camerounais Indy Dibongue signe son come-back à travers son deuxième album intitulé : « Bebey Blues ». Un recueil de huit titres entièrement dédié à Francis Bebey, cette grande pointure de la musique et de la littérature camerounaise de regrettée mémoire. A cet Afrobeat (ce syncrétisme musical né de la rencontre entre le jazz, le funk et plus largement la musique africaine traditionnelle) qu’il affectionne tant, Indy Dibongue mêle du groove. De « Nya Bosso » ou encore « Nu Bupe » en passant par Matanga » et « Mongo », l’artiste revisite les chansons de son idole. « Bebey Blues », c’est avant tout un travail de réarrangement de quelques œuvres de Francis Bebey, greffé à des compositions originales. L’artiste dit s’être basé sur le principe de l’ancrage et de la valorisation du patrimoine musical des artistes africains. 
Pour le musicien, cette composition revient à lier l’expérience d’hier à celle du présent. Indy Dibongue unit des éléments essentiels du courant jazz et des musiques africaines à un son vintage. « Mon nouvel album est un regard personnel que je porte sur le travail d’un aîné. Un moyen de faire le point avec moi-même artistiquement. J’avais déjà d’autres musiques enregistrées pour un prochain album, avant d’enregistrer « Bebey Blues ». Mais j’ai décidé de faire ce projet en premier lieu qui représente pour moi un travail thérapeutique », assure l’adepte d’afrobeat. L’artiste n’a cependant composé que deux morceaux sur les huit que compte « Bebey Blues », palette constituée de six morceaux et deux interludes. Mùna Indy Dibongue à l’état civil est un musicien sur scène comme en studio. En 2014, il sort son premier album « Squatting At Neverland ».
 

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