Commission des droits de l’Homme du Cameroun : une nouvelle ère

Le président, le vice-président et les 13 membres de l’organe new look ont prêté serment hier à la Cour suprême.

Ils sont les tout nouveaux membres de la non moins nouvelle Commission des droits de l’Homme au Cameroun (CDHC). Le serment de ces 15 commissaires, marquant leur entrée en fonction, a été reçu hier par la Cour suprême siégeant en chambres réunies. L’audience était présidée par le Premier président de la Cour suprême, Daniel Mekobe Sone, en présence du procureur général près ladite Cour, Luc Ndjodo. Ella a été rehaussée par la présence du président du Conseil constitutionnel, Clément Atangana et des chefs de missions diplomatiques. 
Le rituel de prestation de serment a débuté, après les réquisitions du procureur général, par le passage du président, le Pr. James Mouangue Kobila. Conformément à l’article 20 alinéa 2 de de la loi du 19 juillet 2019 portant création, organisation et fonctionnement de la CDHC, il a prononcé la formule : « Je jure solennellement de bien et fidèlement remplir avec probité, impartialité et indépendance, les fonctions de commissaire qui me sont confiés, de garder le secret professionnel, le secret des délibérations, et d’observer en tout, les devoirs qu’elles m’imposent ». A sa suite, le vice-président, Raphaël Galega Gana et les 13 autres commissaires.
Daniel Mekobe Sone a saisi cette occasion pour rappeler à ces « garants des droits de l’Homme au Cameroun », quelques principes qui guideront leur déploiement. Le Premier président de la Cour suprême a, d’entrée de jeu, souligné le « poids du serment et la valeur sacrée de l’engagement » pris par les commissaires. A ce titre, et face à la grandeur de leurs missions, il leur a prescrit d’être « au service de l’objectivité et de la vérité ». Parce que rien ne peut se faire sans respect des droits de l’Homme, ces commissaires, a rappelé Daniel Mekobe Sone, ne doivent rien dédramatiser pour banaliser, ni dramatiser ou grossir une quelconque violation.  Pour ce faire, le Pr. James Mouangue Kobila et son équipe doivent faire preuve « d’ascèse, de pondération et de vigilance ». En tout état de cause, dans leur lourde, délicate et complexe mission, ils sont désormais au service de la paix.
Auparavant, Luc Ndjodo, dans ses réquisitions, était revenu sur les parcours respectifs des différents commissaires. Pour lui, ce sont des « profils et qualités remarquables qui ont favorablement attiré l’attention de la plus haute autorité de l’Etat ». Ceux-ci sont désormais engagés à temps plein dans la promotion, la protection des droits de l’Homme, ainsi que la prévention de la torture dans tous les lieux de privation de la liberté.  
 

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