Visite : le Minefop en pédagogue

Issa Tchiroma Bakary est venu expliquer aux chefs d’entreprise de Douala la nécessité de tenir compte de la loi gouvernant la formation professionnelle.

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary, a bouclé vendredi à Douala ses trois jours de visite dans la capitale économique. Ce 11 juin, il a visité des entreprises de divers secteurs : cimenterie, hydrocarbures, transport ferroviaire, transport et logistique, commercialisation d'eau minérale, de boissons gazeuse et alcoolisées, cosmétique et dérivés. Une descente de terrain qui survient après l'atelier national de vulgarisation des textes juridiques régissant le travail temporaire et la main d'œuvre de nationalité étrangère au Cameroun qu'il a présidé mercredi à Douala.
On retient de ce séjour du ministre Issa Tchiroma Bakary, et des activités menées, la nécessité pour les divers acteurs de la mise en application des textes organisant et régissant la marche et le fonctionnement des entreprises de travail temporaire. Des textes qui désormais font obligation, pour être dirigeant d'une entreprise de travail temporaire, d'un dépôt de 25 millions de francs, tout comme pour un étranger qui veut s'installer au Cameroun et être à la tête d'une entreprise de travail temporaire, de réserver 51% des parts aux nationaux. Sans oublier que les travailleurs ont également désormais une garantie de contrat avec l'entrepreneur et celui qui les utilise avec en prime la possibilité d'une assurance sociale.
Côté grandes entreprises visitées, le Minefop, tout en leur apportant le soutien du gouvernement pour leurs efforts en dépit de la pandémie du Covid-19, a tenu à leur faire part de la nécessité de tenir compte de la loi qui gouverne la formation professionnelle au Cameroun. Son département ministériel est disposé à leur apporter tout ce dont elles ont besoin pour ce faire. Il s'agissait aussi d'insister sur la protection des emplois pour les nationaux, par la recherche des voies et moyens pour y parvenir, parler du déficit de compétences dont notre pays a besoin, relever le défi de la formation professionnelle en adéquation avec les besoins économiques etc.
C’est dire si Issa Tchiroma Bakary en appelle au concours de tous, pour l'accompagner dans cette vision de l'emploi et de la formation professionnelle devant faire bouger les lignes pour parvenir, à l'horizon 2023, à la création de 3 millions d'emplois.

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