Baccalauréat général : des épreuves qui dérangent

Après l’examen, de nombreux candidats se plaignent de la forme et du contenu de certaines évaluations.

Ils ont attendu la fin des épreuves pour dire leur inquiétude. Les candidats au baccalauréat de l’enseignement général des séries littéraires se plaignent de certaines épreuves. Pas tant de la difficulté à résoudre les problèmes. « Nous n’avons pas été évalués selon l’Approche par compétences (Apc). Les épreuves avaient la forme de l’ancien système d’apprentissage. Or, nous n’avons jamais appris à traiter les épreuves de cette manière », explique Abdou K., candidat au baccalauréat de la série A. Entre autres épreuves incriminées, la géographie et l’éducation à la citoyenneté.
Dans l’épreuve d’Education à la citoyenneté, le candidat a deux sujets au choix. Le premier est une dissertation à rédiger sur un sujet lié à la coopération Cameron-Grande Bretagne. Le second est un extrait de texte sur la coopération Cameroun-Chine. Cinq questions relatives au texte sont ensuite posées au candidat. Le souci avec certains candidats, c’est qu’ils ne se sont pas préparés pour les épreuves sous cette forme. Selon eux et un bon nombre d’enseignants, cela correspond davantage à l’Approche par objectifs, pratiquée avec l’ancien système d’enseignement. Plainte similaire avec l’épreuve de géographie. Cette fois encore, trois sujets au choix sont proposés. Le premier est une série de questions sur la thématique du Plateau sud du Cameroun. Le second porte sur les villes dans le monde avec des documents à exploiter. Le troisième et dernier est une étude comparative de deux pays sur la base de consignes données aux candidats. Des questions de cours à première vue. Pourtant, les candidats disent ne pas s’y retrouver.
Côté enseignants, on ne se plaint pas du contenu. « Toutes les thématiques abordées dans ces épreuves ont été étudiées durant l’année scolaire. Aucun candidat ne peut dès lors se plaindre d’un sujet jamais étudié », explique un enseignant d’histoire et de géographie ayant requis l’anonymat. « Nous avons entraîné les enfants pendant toute l’année avec l’Approche par compétences. Dans cette épreuve de géographie, la constitution est pareille que les années antérieures », ajoute-t-il. En effet, le nouveau système d’enseignement prévoit deux grandes parties dans la nouvelle forme de l’épreuve. D’une part, l’évaluation des ressources. Il s’agit d’une série de questions de cours auxquelles l’élève doit répondre. La seconde partie est consacrée à l’évaluation des compétences. Dans ce cadre, une situation de la vie courante est présentée au candidat. Il doit ensuite répondre à des questions précises et peut être amené à développer une réflexion sur quelques lignes. Actuellement, certains enseignants disent attendre la phase des corrections pour voir les mesures à prendre face à l’incompréhension de certains candidats.
 

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