Lutte contre le discours de haine : l’Adamaoua s’aligne

Des échanges ont été organisés par la Commission nationale de la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme mercredi dernier à Ngaoundéré.

« Je suis originaire de l’Ouest et cela fait plus de 20 ans que je réside à Ngaoundéré. Une ville dans laquelle je me sens à l’aise. Ici, je suis chez moi. » C’est en ces termes que s’est exprimé l’un des participants pendant la nouvelle campagne de communication contre le discours de haine et la xénophobie prescrite par le chef de l’Etat. Une campagne de sensibilisation organisée par la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM) organisée du 15 au 18 juin dernier à Ngaoundéré. Pour ces échanges, le choix de Ngaoundéré par la Commission ne s’est pas fait au hasard. Le chef-lieu de l’Adamaoua de par sa position géographique accueille une population issue des autres régions du Cameroun et même des autres pays. Certaines familles venues d’ailleurs y sont installées depuis de nombreuses années. Malheureusement, certains continuent de prononcer des discours de haine à l’endroit de ceux qui arrivent nouvellement dans la région.
Au cours des échanges, les participants se sont exprimés sans langue de bois sur les réalités des discours haineux et la xénophobie auxquels ils font face au quotidien notamment sur les réseaux sociaux. Face à cette situation préoccupante, le vice-président de la CNPBM, Oumarou Djika Saidou a, dans son discours d’ouverture, interpellé les uns et les autres sur les conséquences de ces fléaux. « Je vous invite à vous exprimer librement pour qu’ensemble nous puissions crever l’abcès afin d’entamer le processus de guérison, d’aller au fonds des choses et que, comme un seul homme, nous chassions ces démons qui dressent les uns contre les autres et érodent dangereusement la fierté de notre vertu africaine de fraternité », a-t-il rappelé.  Il a d’ailleurs reçu séance tenante des plaintes, des dénonciations, mais aussi des belles expériences sur le vivre-ensemble à Ngaoundéré. Tout au long de cette semaine, plusieurs concertations vont se tenir également avec les autorités administratives, religieuses et traditionnelles, les responsables des médias publics et privés, la société civile et les organisations non gouvernementales et les associations de jeunes pour un Cameroun uni.
 

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