Génie militaire : 14 démineurs en fin de stage

Leurs parchemins de fin de formation en lutte contre les engins explosifs improvisés leur ont été remis hier à Douala.

Le Centre spécialisé d'Instruction, d'Application et de Perfectionnement (CSIAP-GEN) de Douala a abrité hier, 17 juin, en sa cour d'honneur, la cérémonie de fin de stage de 16 sapeurs du Génie militaire formés à la lutte contre les engins explosifs improvisés (EEI), niveau destructeurs "DEST.C/IED". Une formation dispensée par des instructeurs français basés au Gabon. La cérémonie était présidée par le colonel directeur du Génie militaire, Jackson Kamgain, qu’assistaient notamment le commandant du CSIAP-GEN, le commandant René Désiré Bekada, et l'attaché de défense Thierry Chicot.
45 minutes, c’est le temps qu’aura duré la cérémonie, dans la stricte tradition militaire, entre proclamation des résultats, remise des parchemins et décorations, cadeaux et défilé. Sur les 16 prétendants, 14 ont été reçus, soit 97,12% de réussite, avec parmi les lauréats une femme, Maho Soumi 8e de la promotion dont le major est Serge Maxwell Menye Atangana.
La formation s’est tenue en deux phases. Une première visant principalement à former les moniteurs de mise en œuvre (MMOI) et directeurs de mise en œuvre (DMEO) par des instructeurs locaux. Et la seconde pour les destructeurs (DEST.C/IED), par des instructeurs français assistés des locaux pour qualifier les futurs sapeurs du Génie militaire. Des "sapeurs de lutte contre les engins explosifs improvisés", formés aux techniques de destruction et à l’art de la pédagogie militaire afin de pouvoir retransmettre ces enseignements à la troupe une fois dans les unités et sur le terrain.
Objectifs : connaître les principes généraux de sauvegarde, identifier et reconnaître les composantes d’un IED, mettre en œuvre les matériels d'investigation et de destruction et connaître les procédures de destruction pyrotechnique. Il s'agit, au regard de la complexité de la menace EEI, d'entretenir les techniques, tactiques et procédures (TTP) en matière de sauvegarde contre les EEI.
Pour le commandant du CSIAP-GEN, René Désiré Bekada, à l'aune des grandes échéances auxquelles le Cameroun est appelé à faire face sous peu, et la situation sécuritaire dans certaines parties du pays, cette formation est appelée à se poursuivre. Il s’agit d'être à la hauteur des enjeux. L’adjudant chef N'Dour Ibrahima, des forces françaises basés au Gabon, un des formateurs, a été fait, à titre exceptionnel par un décret signé le 23 février par le chef de l’État, chevalier de l’Ordre du Mérite camerounais. Distinction qu'il a reçue au cours de cette cérémonie.

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category