Hommages à Manu Dibango : un culte interreligieux en apothéose

La série d’activités en la mémoire de l’icône placée sous le très haut patronage du chef de l’Etat s’est conclue mardi dernier à l’Eglise de la Madeleine à Paris.

Une conclusion spirituelle et solennelle. La cérémonie interreligieuse organisée mardi dernier à l’Eglise de La Madeleine à Paris, est venue conclure une série d’activités en hommage à Manu Dibango. Placées sous le très haut patronage du chef de l’Etat, ces manifestations à l’honneur du saxophoniste de légende, décédé le 24 mars 2020, étaient présidées par S.E André-Magnus Ekoumou, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun en France, représentant personnel du président de la République. A cette occasion, le regretté Manu Dibango a été élevé à la Dignité de Grand Cordon du Mérite camerounais par le chef de l’Etat, à titre posthume. 


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Un dispositif technique impressionnant a été mis en place au lieu de la cérémonie, afin de permettre aux plus de 500 convives qui ont fait le déplacement, de savourer l’instant. La rencontre à la fois culturelle, diplomatique et religieuse était à l’image de l’artiste célébré ce jour-là, un homme aux talents multiples et diversifiés. « Bien que citoyen du monde, nous voulons avant tout saluer en Manu Dibango la mémoire d’un Camerounais authentique et des profondeurs qui était pour ses compatriotes une référence artistique, mais surtout un modèle de sagesse traditionnelle et de patriotisme », a rappelé S.E André-Magnus Ekoumou. 


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Un collège de prêtres catholiques, de pasteurs protestants et d’Imams a assuré le culte interreligieux, sous l’animation principale du Révérend pasteur Ernest Ewele. Dans l’assistance se comptaient des autorités de la France, pays hôte de l’événement, des chefs traditionnels Yabassi et Sawa, et des personnalités de plusieurs nationalités, travaillant dans le monde artistique, politique, et de la société civile, mais aussi les proches de Manu, comme Claire Diboa son manager, Michel et Marva Dibango, ses enfants. Des témoignages élogieux ont été adressés à l’endroit de Manu Dibango. 


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Les intervenants, parmi lesquels Arnaud Ngantcha, adjoint au maire de Paris chargé des Relations internationales et de la Francophonie, la chanteuse Angélique Kidjo, Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ont dépeint plusieurs aspects de l’icône. Ils ont brossé sa vie, de l’artiste émérite au père de famille, en passant par le flambeau de l’identité camerounaise à l’international. « Il passait le temps à recueillir et à rassembler les mélodies du monde entier pour en faire des métissages. Il était un Francophone convaincu, un Africain universel », a reconnu la Secrétaire générale de l’OIF. Ce culte interreligieux a servi d’apothéose à diverses articulations lancées depuis l’an dernier par l’Ambassade du Cameroun en France en hommage au Grand Manu.


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