Les jeunes producteurs appelés en renfort dans la cacaoculture

Avec le vieillissement des producteurs et des vergers, les jeunes sont de plus en plus sollicités pour prendre la relève.

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Ils sont plus d’une centaine de jeunes producteurs de cacao à avoir participé au premier forum international du programme New Génération, tenu du 8 au 9 aout derniers à Yaoundé. Pendant deux jours, ces cacaoculteurs parmi lesquels des femmes, se sont informés sur les opportunités qu’offre la filière au-delà de la production, notamment tout le long de la chaîne de valeur. Après quatre ans d’expérimentation, où ils ont été formés, outillés et suivis par le programme, par le biais du Conseil interprofessionnel du cacao et du café (CICC), il était temps de présenter au grand public, leur savoir-faire, leur investissement et surtout leur motivation à faire de la cacaoculture leur cœur de métier. Une activité dans laquelle on retrouve de plus en plus de véritables entrepreneurs agricoles. 

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En effet, il est incontestable qu’aujourd’hui, la filière cacao a besoin d’un redéploiement tant au niveau de la force de production que du verger afin de revivre. Raisons pour lesquelles, le  programme New Génération lancé il y a quatre ans a pu former 1600 jeunes qui ont mis sur pied près de 1400 hectares de nouvelles exploitations cacaoyères. Car comme l’a expliqué le secrétaire exécutif du CICC, la pérennité de cette filière est fortement compromise du fait du vieillissement irréversible du producteur dont la moyenne d’âge, dans l’ensemble des pays- producteurs, avoisine les 60 ans. Le verger, quant à lui, est en moyenne âgé de 50 ans. Avec un marché de plus en plus porteur mais exigeant sur la qualité du produit, l’insertion des jeunes s’avère être une alternative salutaire pour la relève. 

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A en croire les acteurs de la filière, elle demeure une niche à explorer où chaque producteur sérieux trouve largement son compte. L’avenir est donc prometteur avec le prix du kilogramme du cacao qui est passé en 10 ans de 600 à 1600 F. Toutefois, des difficultés subsistent. Notamment la dispersion et la faible organisation des producteurs, la pathologie importante du verger cacaoyer, le vieillissement du verger et des producteurs. On compte encore sur la même liste, la cherté des intrants phytosanitaires, les difficultés d’accès aux crédits pour les opérateurs, le déficit de transformation locale, la prolifération d’intermédiaires. Sans oublier les mauvaises pratiques culturales et post-récoltes, la baisse du volume et de la qualité du cacao. Une tendance que compte bien inverser le CICC.

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