Livres : la diaspora n’est pas une vache à lait

L’écrivaine Patty Bebe lance un cri de cœur aux familles dans son roman « Everlasting », dédicacé le 14 juillet dernier à Douala.

Au départ, pour son troisième livre, Patty Bebe avait commencé par réaliser une étude sociologique. Son objectif était d’écrire un essai sur les comportements des diasporas africaines. Mais au cours de ses recherches, l’écrivaine est tombée sur deux personnes qui lui ont raconté leur parcours de vie et qui lui ont fait changer d’avis. Alors, Patty Bebe a décidé d’écrire plutôt un roman, « parce que ce sera plus facilement lu et accueilli ». Un roman de 256 pages intitulé « Everlasting », paru aux Editions Miss Paty, qui est, selon les mots de l’auteure, « un cri de détresse vis-à-vis des relations humaines entre les diasporas africaines et nos familles restées au pays. » Des relations chargées du poids des attentes des locaux, explorées à travers l’histoire d’amour entre deux êtres de là-bas, deux « diasporiens », Dame Dieng et Sieur Meloné.
Son livre, Patty Bebe est venu le partager avec le public de Douala le 14 juillet 2021, lors d’une séance de dédicace. Occasion de situer son livre dans la marche du monde, la marche des pays africains surtout. « Everlasting », c’est un exposé entre autres sur les différences culturelles, les identités, le regard de la société sur la femme, les différentes sortes d’amour. Un dernier point sur lequel l’écrivaine insiste : « On parle de l’amour entre les humains, mais aussi de l’amour de la diaspora pour son pays qu’on voudrait venir soutenir dans le développement, on parle de l’amour de sa communauté, de l’amour de soi, ce qui nous manque beaucoup ces dernières années. »
Et en sa qualité de « diasporienne », la jurisconsulte de profession passe par le canal « Everlasting » pour inviter à l’humanisation de cette population appelée diaspora. Elle s’explique : « Lorsqu’on regarde les attentes envers nos frères et sœurs des diasporas, on a tout simplement envie de dire, nous aussi nous avons le droit de vivre nos rêves, de les construire. Si je suis dans la diaspora, ça ne veut pas dire que je n’ai aucun problème. Ne me faites pas porter tous les problèmes de ma famille sur mes frêles épaules, je ne pourrai pas le supporter. Au-delà de l’amour que nous avons pour les nôtres, nous avons aussi une vie à affirmer, à vivre, nous avons le droit d’être. »
 

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