Promotion de la paix : les femmes sont décidées

La convention nationale rassemblant plus de 1000 femmes venues de l’ensemble des régions, a été clôturé samedi au Palais des Congrès par le Minproff, Marie-Thérèse Abena Ondoa.

Qui a dit que les femmes ensemble, c’est un peu compliqué ? C’est que cette personne n’a pas écouté et regardé plus de 1000 femmes venues des quatre coins du Cameroun pour dire stop aux conflits dans le pays. Pendant trois jours, ces femmes venant de 38 organisations féminines de la société civile ont partagé leurs expériences et ont été édifiées sur la manière dont elles peuvent changer le cours de la vie au sein de leurs communautés respectives. Samedi 31 juillet, le rideau est finalement tombé sur la première Convention nationale des femmes pour la paix. La cérémonie de clôture a été conduite par le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), Marie-Thérèse Abena Ondoa, en présence de plusieurs autres personnalités.
Cette convention est le résultat de six mois de préparation de ces femmes sous l’encadrement de la Fondation Friedrich Ebert. Samedi, les femmes ont lu la déclaration finale comportant les engagements émis au terme de ces réflexions élargies. Les actions immédiates et concrètes pour mettre fin aux différents conflits consistent à : mettre fin aux hostilités, immédiatement et de façon permanente, et ainsi, donner sens à la campagne de l’Union Africaine à « Faire taire les armes » ; Poursuivre un dialogue continu et inclusif qui aborde les questions fondamentales autour des valeurs de la paix, de la solidarité et de l’humanité partagée au Cameroun. Les femmes espèrent aussi assurer l’implication égale et permanente des femmes médiatrices et négociatrices de paix dans les processus de paix à tous les niveaux, en renforçant leur protection totale, conformément à la Résolution 1325 des Nations unies ; de créer des centres supplémentaires et renforcer les centres existants de soutien psychosocial et de guérison des traumatismes. Autre action concrète attendue : rendre les centres de désarmement, de démobilisation et de réarmement (DDR) existants fonctionnels et réactifs aux conflits existants.
Un appel ayant reçu une salve d’acclamations de la salle. Marie-Thérèse Abena Ondoa a confié son bonheur de voir cette initiative. « Je ne considère pas que c’est la fin aujourd’hui. Ce n’est que le commencement d’un long processus. Cette fois, les femmes ont pris les choses en main et des changements pourront être visibles », a-t-elle salué. La sensibilisation s’est étendue à la prise en compte du contexte de Covid-19. Il impose une manière de vivre différente et les mères sont invitées à garder un œil sur le respect des mesures barrières.
 

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