Enseignements secondaires : 58 établissements fermés

Un arrêté ministériel signé le 29 juillet dernier porte fermeture de ces collèges clandestins

L’arrêté ministériel portant fermeture d’établissements scolaires ou de formation privés signé le 29 juillet dernier par le ministre des Enseignements secondaires, Pr. Nalova Lyonga, révèle que 58 desdits établissements fonctionnaient dans l’illégalité et sont par conséquent fermés. « Fonctionnement sans autorisation de création », peut-on lire dans l’arrêté ministériel.
Le département du Wouri tient la palme d’or de la clandestinité scolaire régionale, avec 47 établissements ou centres de formation fermés. Le Moungo quant à lui totalise 11 établissements « clandos ». A en croire le délégué départemental du Minesec du Wouri, Sylvestre Fils Moukala, c’est le résultat d’un travail de fourmi mené avec minutie sur le terrain. « Mme le ministre ne peut pas prendre des mesures aussi coercitives que difficiles sans que nous n’ayons produit un fond de dossier. Elle est à l’écoute de la base. Son objectif c’est de ne plus entendre parler d’établissements clandestins », soutient Sylvestre Fils Moukala. A en croire notre source, certains établissements ne disposent pas de titre foncier. C’est le cas des établissements scolaires de la zone dite Bois des singes (Douala II). Au-delà du travail fait par les services déconcentrés du Minesec, l’administration centrale dudit département ministériel dispose d’une cellule spécialisée des enseignements privés qui procède à la vérification des données transmises au Pr Nalova Lyonga.
Une commission conduite par les sous-préfets des arrondissements concernés descendra sur le terrain dans quelques jours pour matérialiser l’arrêté ministériel, en fermant les établissements clandestins après vérification des dossiers. « Nous allons nous rassurer si les manquements constatés hier ont connu une évolution. Si les concernés présentent les documents ayant fait objet des griefs au dernier passage de la commission, ils seront régularisés dans un mois et pourront rouvrir leurs portes à la prochaine rentrée. C’est un processus dynamique », précise Sylvestre Fils Moukala, qui conseille cependant aux parents de s’assurer que la plaque signalétique de l’établissement porte effectivement le numéro d’autorisation de création avant d’y inscrire leurs enfants.

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