« Tous les malades sont pris au sérieux »

Dr Georges Bwelle, médecin chirurgien, président de l’Association des compétences pour une vie meilleure (Ascovime).

Quel est l’état de santé général des populations de Nnemeyong II et de ses environs ?
Dans le cadre de cette campagne de consultations gratuites, les populations de Nnemeyong II et ses environs ont reçu des traitements pour des pathologies classiques que nous rencontrons un peu partout dans le Cameroun. Ce sont des populations rurales qui s’adonnent très souvent à des travaux champêtres. De ce fait, elles sollicitent beaucoup leur sangle musculaire, c’est-à-dire leurs muscles abdominaux, et se retrouvent avec des douleurs articulaires à la maison le soir. Elles prennent beaucoup de médicaments anti-inflammatoires et antalgiques qui, à la longue, vont provoquer des douleurs au niveau de l’estomac. Elles se plaignent de douleurs à l’estomac, des polyancragies. Ces populations vont aussi présenter des pathologies comme des hernies, ainsi que des pathologies infectieuses comme la toux, la bronchite, les pneumonies, le paludisme habituel. Ils ont aussi des pathologies d’ordre gynécologique comme les infections sexuellement transmissibles, les myomes, entre autres.
Selon vous, comment prévenir ces pathologies dans ces zones ?
La meilleure prévention est le travail où la sollicitation physique est moindre que la sollicitation intellectuelle. Il vaut mieux utiliser un système qui permet à ces populations de faire leurs travaux champêtres sans trop utiliser leurs muscles. Par exemple du matériel pour leurs travaux. Il faut également sensibiliser la population pour les maladies sexuellement transmissibles. Cela doit être fait en français ou en anglais, mais aussi en langues locales. Avant le début de cette campagne, nous avons distribué des masques de protection et des gels hydroalcooliques ici. Tout le monde était réceptif parce qu’un travail de sensibilisation sur les gestes barrières contre le Covid-19 avait déjà été effectué. Cette sensibilisation peut s’étendre aux maladies sexuellement transmissibles ou sur la préparation de la femme enceinte, entre autres. On a eu 48 femmes enceintes ce jour. Une d’entre elles présentait une grossesse à risque et nous l’avons invitée à se rendre à Yaoundé pour une prise en charge dans de meilleures conditions.
Dans le cadre de cette campagne, vous avez également organisé des interventions chirurgicales pour certains. De quoi s’agissait-il ?
Pour faire une intervention chirurgicale, il faut mesurer la capacité du personnel à pouvoir suivre le malade. Nous ne venons pas ici juste pour opérer des patients et nous enfuir. Il faut que les personnes chargées de les suivre, après ces interventions, en aient les capacités. Du coup, nous ne pratiquons que les interventions pour lesquelles on peut maîtriser les complications sur le terrain. La population travaillant beaucoup ici, nous avons rencontré beaucoup de hernies et de lipomes, c’est-à-dire des masses graisseuses que les gens ont sous la peau et qui se développent. Toutes les chirurgies que nous pratiquons sont importantes pour le patient et pour nous les praticiens. Tous nos malades sont pris au sérieux.
 

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