Université Inter-Etats Congo-Cameroun : résolument digital

Ouverte il y a trois semestres, l’institution universitaire prépare la rentrée académique du 4e semestre prévue le 1er novembre prochain.

A la création de l’Université inter-Etats Congo-Cameroun (UIECC), a été prévue la mise en œuvre de quatre unités de formation : les technologies de l’information et de la communication (TIC) et l’agriculture, à Sangmelima, d’une part. Et l’agroforesterie et les sciences et techniques, à Ouesso, d’autre part. Aujourd’hui, l’UIECC a démarré par la formation des TIC, dans le chef-lieu du département du Dja-et-Lobo, à travers l’Ecole supérieure internationale du génie numérique (ESIGN). Quoi de plus normal, trouve-t-on, que ce soit ici qu’a débuté l’implémentation du projet E-National Higher Education Network. A travers ses diverses composantes, ledit projet, qui a déjà vu la distribution des 500.000 ordinateurs portables aux étudiants des universités d’Etat, a comme unique objectif l’accélération de la mutation numérique du système de l’enseignement supérieur au Cameroun.
Aujourd’hui, lorsqu’on entre dans le campus de l’UIECC, au quartier Nkol-Nguet, à Sangmelima, l’on découvre un site de plus de quatre hectares où sont construits un bâtiment principal disposant d’un amphithéâtre d’une capacité de 250 places et plusieurs salles de cours de 100, 50 et 25 places et le Centre de développement du numérique universitaire, mis en exploitation depuis septembre dernier. S’il ne peut accueillir que 32 étudiants en présentiel, les quarante enseignants de l’ESIGN peuvent dispenser leurs cours à des milliers d’étudiants liés par une connexion numérique. Voilà pourquoi, le Pr. Marcel Fouda Ndjodo, coordonnateur de l’UIECC et chef du projet E-National Higher Education Network, soutient que la région du Sud et la ville de Sangmelima peuvent désormais se sentir pleinement privilégiées d’abriter, à travers l’ESIGN de l’UIECC, l’une des plus belles innovations pédagogiques universitaires d’Afrique centrale. Car, en réalité, le cahier de charge de cette institution en fait la première université de seconde génération de la sous-région Afrique centrale, avec des missions qui vont au-delà du triptyque classique « enseignement, recherche, appui au développement ».
L’ESIGN est, de ce fait, bien plus qu’un établissement universitaire. Elle est appelée à devenir, au fil des ans, un centre sous-régional d’incubation des projets et entreprises numériques visant à transformer la ville de Sangmelima en un épicentre de la future industrie numérique d’Afrique centrale.
 

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