Borne 10 : il refuse la dot de sa fille

Leba P. a fermé sa porte à la famille du prétendant samedi, pour des problèmes liés au « toquer porte » précédent.

P. Leba, 64 ans, magasinier à la retraite, a refusé de recevoir samedi dernier en son domicile sis à Borne 10 (arrondissement de Douala III), la famille de Balep G., 39 ans, soudeur homologué, et prétendant de sa fille. Germaine, 26 ans, comptable, avait présenté son soupirant à ses parents il y a quelques mois, et le soudeur semblait résolu à lier leurs destins.
Première étape, ce qui est couramment appelé le « toquer porte ». Le fiancé souhaite le faire en août, en raison d’une mission en mer qui l’attend par la suite. Accord conclu mais à l’approche de la date retenue, un deuil survient. Leba P. a perdu son tuteur et ne peut pas manquer ses obsèques, prévues à Bondjock (dans le Nyong-et-Kelle, région du Centre). Le « toquer porte » devra attendre… Sauf que ce n’est pas l’avis de trois de ses fils – dont Germaine est la cadette.
Le trio de frères fait appel à un oncle maternel, et ce beau monde entreprend de recevoir la famille du prétendant. Le benjamin de la fratrie s’y oppose, mais est mis en minorité. La cérémonie se tient donc, au domicile familial, en l’absence et à l’insu du chef de famille et de son épouse, partis pour le deuil de Bondjock. Les frères et leur oncle reçoivent 200.000 F, 10 casiers de bière, une dame-jeanne de vin rouge et deux bouteilles de whisky. Tout se passe bien, puis Balep G. et les siens s’en vont. La prochaine étape est fixée au 9 octobre, jour où la liste de la dot sera remise.
Rentrés du deuil, le couple Leba est informé par son dernier fils de ce qui s’est passé. Le père de famille entre dans une colère noire, se demandant comment pareille chose a pu se faire alors qu’il n’est « pas encore mort ». A l’approche du rendez-vous de samedi dernier, il change la serrure de sa porte d’entrée, puis s’en va avec son épouse pour PK12, chez un frère, afin d’y passer le week-end. La famille du prétendant, les frères aînés et Germaine trouvent la maison fermée… Joint au téléphone, le père répond : « Que ceux qui ont commencé continuent. Mais pas chez moi. » Aux dernières nouvelles, un des frères de Germaine lui a dit qu’elle était majeure, et pouvait aller « faire l’acte » avec son fiancé.
 

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