Rencontre : l’art contemporain et nous

Le concept au cœur de la 2e édition du Ruinart Festiv’Art, prévu du 18 au 23 octobre prochain à Yaoundé et Douala.

Promouvoir et développer l’art contemporain local et panafricain. Tel est l’objectif de la 2e édition du Ruinart Festiv’Art, prévu du 18 au 23 octobre prochain à Douala et Yaoundé. Une conférence de presse en prélude au rendez-vous, dont la première édition s’était tenue en 2019, a eu lieu ce mardi à l’Institut français de Douala.
Les hommes de médias présents apprendront d’emblée que l’organisation a fait l’impasse sur l’édition qui aurait pu normalement se tenir en 2020 en raison de la crise sanitaire due au Covid-19. Et justement, cette pandémie et les bouleversements qu’elle a induits à travers le globe seront présents dans les esprits, la plupart des œuvres qui seront présentés au public invitant à une réflexion sur l’existence : l’impact de notre présence sur terre, l’essence du vivre-ensemble, etc.
« Pour cette édition, nous avons voulu inviter les artistes à questionner l’humain dans ce qu’il a d’essentiel, mais aussi dans ce qu’il a comme rapports avec son environnement », confirme Landry Mbassi, critique d’art, membre de l’organisation du festival. Le public pourra s’en faire une idée plus précise en allant au contact de créations d’artistes comme Joël Mpah Dooh, Dieudonné Fokou, Yvon Ngassam, Alain Ngan, William Bakaimo, Leuna Noumbimboo, Alioum Moussa, Moustapha Baidi Oumarou, etc. Lesquelles seront présentées lors de vernissages et d’expositions éphémères.
Ces plasticiens sont, pour la plupart, invités par des espaces, par des galeries, avec lesquels le festival va donc collaborer. Dans le même temps, de jeunes plasticiens seront également de la partie, afin de favoriser ce que les organisateurs appellent un dialogue de générations, dans le cadre d’un « événement fédérateur », selon l’expression de Samuel Pasquier, directeur de l’Ifc-Douala. « Nous avons la chance d’avoir au Cameroun des espaces dédiés à l’art contemporain qui sont nombreux, divers et professionnels », va-t-il ajouter.
A ce sujet, l’édition 2021 sera abritée notamment par la galerie MAM, l’espace Doual’art, l’Ifc (Douala et Yaoundé), la Société générale, la Fabrique de Souza, le Cipca (Centre international pour le patrimoine culturel et artistique, basé à Yaoundé), et le Centre des Créateurs de mode du Cameroun. L’ouverture est prévue lundi prochain à l’espace Wemah Art, sis à Bonendale par Bonabéri.

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