Circulation : décongestion à l’entrée Est

Le trafic s’est normalisé hier, après des heures d’un bouchon consécutif d’un mouvement de camionneurs.

Ce jeudi 14 octobre, Pierre N., parti la veille d’Edéa pour Douala, se remet de ses émotions. C’est que son voyage, censé durer environ une heure, lui en a finalement pris quatre. Et encore ! Il a dû abandonner le véhicule qui le transportait, environ deux km avant le pont sur la Dibamba, et marcher près de 45mn en direction de cet ouvrage, aux abords duquel il a emprunté un véhicule qui faisait demi-tour sur Douala. « La gendarmerie était en train de décanter la situation. Nous sommes passés par la nouvelle route du stade de Japoma », explique-t-il. Ce mercredi, les voyageurs et autres usagers de la Nationale n°3, spécialement sur le tronçon Edéa-Entrée Douala, ont été réellement éprouvés.
A l’origine de cette situation, une grève de syndicats des travailleurs du secteur transport terrestre. Cessation d’activités – étendue à diverses localités du pays – qui supposait que les chauffeurs de camions, entre autres, déposent les clés. « Les camions étaient garés de part et d’autre de la chaussée, mais de nombreux conducteurs, dont des chauffeurs poids lourds non solidaires du mouvement, ne se sont pas bien comportés sur le couloir circulable qui restait », témoigne André G., commercial à la retraite et régulier sur le tronçon Pouma-Douala. Entre tentatives de dépassement infructueuses, constitution de files supplémentaires et blocages en face-à-face, le trafic s’est progressivement congestionné.
Pendant que les forces de maintien de l’ordre s’activaient à le fluidifier, une réunion se tenait à Deido au sujet de la grève, convoquée par El Hadj Oumarou, coordonnateur général du Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft). Divers griefs ont été égrenés par les syndicats : absence de contrats de travail, inexistence de bulletins de paie, non-affiliation à Cnps, non-respect du salaire de base, absence d’assurance individuelle et de prime de risques lors de la desserte des pays à risques, multiplicité des postes de contrôle, etc.
Au terme de plusieurs heures de négociations, le mot d’ordre a été levé. Le Bgft s’est engagé à prendre en charge la formation et le recyclage du personnel des entreprises du transport terrestre, ainsi qu’à veiller au respect de certains termes de la convention collective avant délivrance de la Lettre de voiture internationale (LVI), importante pour les corridors sous-régionaux. Les patrons, eux, doivent appliquer immédiatement la convention collective, et améliorer le traitement des employés.
Hier en fin de matinée, la circulation avait repris sur l’entrée Est de la ville. Fluide sur quasiment toute la pénétrante, parfois ralentie par un accrochage ou un accident – comme celui survenu au niveau du « Quartier Bafia » entre deux grumiers.
 

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