Fespaco 2021 : le show a commencé !

La cérémonie d’ouverture de cette grand-messe du cinéma africain était un condensé de la diversité culturelle du pays hôte et de son invité d’honneur, le Sénégal.

Un décompte lancé à 27, comme la 27e édition du Fespaco. Au bout du compte-à-rebours, les artistes : comédiens, musiciens, danseurs, ont eu piste libre sur la scène du palais des sports de Ouaga 2000, de la capitale burkinabè. Des tableaux colorés et animés ont pendant deux heures, satisfait les invités du Burkina Faso, conviés à la fête du cinéma africain. Sous l’orchestration de Serge Aimé Coulibaly, chorégraphe burkinabè de renommée internationale. L’homme derrière le spectacle d’ouverture a proposé un mets métissé, entre finesse burkinabè et dextérité sénégalaise. Des danseurs généreux ont offert à travers des pas et des gestes enlevés, un paysage diversifié de la culture burkinabè et ouestafricaine. Les comédiens Souké et Siriki, vedettes de la série « Les Bobodiouf » ont fait un passage remarqué, tout comme Iron Biby, « l’homme le plus fort du monde » dixit le public burkinabè. S’il vous prenait l’envie d’en douter, il aurait juste suffi de voir ses muscles pour y croire... 
La musique a elle aussi eu sa part belle. Les paroles poignantes de Malika la Slameuse qui en appelle au retour à la paix et à la sécurité dans son pays le Burkina Faso. Amzy, jeune artiste musicien a soulevé les foules avec son titre « Bienvenue à Ouaga », qui sied à la circonstance. Le Sénégal a assuré son pourcentage des hostilités. Le rappeur Didier Awadi était de la fête, et a embrasé l’assistance avec un hymne hommage à Thomas Sankara. L’icône sénégalaise de la voix et de la guitare Baaba Maal. Dans une prestation spectaculaire, l’artiste a conclu des débats bien emmenés à Ouagadougou. Le cinéma a fait une grande place aux autres arts, montrant qu’il est capable de créer une véritable symbiose, et de tout absorber sur son passage. 
 

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