Fespaco 2021 : bienvenue au Mica !

Producteurs et réalisateurs camerounais aux côtés de leurs confrères du continent échangent et se découvrent au cours du Marché international du cinéma africain lancé dimanche dernier.

Sous un chapiteau blanc, immanquable dès l’entrée du village du Fespaco au cœur de Ouagadougou, se trame l’avenir du 7e art africain. Producteurs, réalisateurs, acteurs, tentent de vendre leurs œuvres, de tisser des liens professionnels, de trouver des accords. Cette édition 2021 du Marché international du cinéma africain (Mica), associée à ce 27e Fespaco, est une occasion rêvée de voir plus grand et de développer son business dans l’univers cinématographique du contient, pourquoi pas mondial. La délégation camerounaise le sait, si le 7e art national veut aller plus loin, il doit s’accommoder des réalités actuelles du marché. Dimanche dernier à Ouagadougou, de nombreux ambassadeurs du vert-rouge-jaune ont pris leurs quartiers sous l’imposant chapiteau. Et même la chaleur caniculaire qui y règne cette après-midi ne suffit pas à interrompre les négociations, longues parfois. 
Devant le stand de Wouri Entertainment, l’entreprise propriétaire de « Wouri TV », la plateforme de streaming et de production camerounaise, Patrick Kengne Kamga, le PDG, est en grande discussion avec un producteur burkinabè. L’homme espère vendre son film « Tama Djan » au producteur camerounais. Quelques mots et explications ainsi qu’un échange de coordonnées plus tard, les deux hommes se promettent de se rappeler. C’est le premier Fespaco de Wouri TV, mais dès la première journée, avant 12h, le PDG de la société créée en 2016 n’a plus de cartes de visite. C’est dire que le besoin en partenaires de production ou de coproduction est énorme sur le continent. « Depuis nos débuts, nous avons réalisé de nombreuses productions camerounaises, mais là, nous essayons une promotion hors du pays », reconnaît Patrick Kengne Kamga, fier d’avoir deux films en compétition cette année : « Enterrés » de Françoise Ellong et « Bendskins » de Narcisse Wandji. 
La diffusion des films sur Internet a le vent en poupe, et des maisons comme Marodi Tv du Sénégal, présente au Mica, font face à de nouveaux défis. La série et la websérie sont également en bonne place dans ce marché. Patou Films du Camerounais Jean Roke Patoudem se veut d’ailleurs le carrefour de nombreuses rencontres et autres débats entre cinéastes camerounais. Beaucoup de cinéastes s’en rapprochent pour être au fait des dernières tendances en matière de petit écran, car il ne faut pas l’oublier, dans Fespaco, il y a aussi « télévision ». Découvertes, promesses et accords sont légion dans ce Mica qui court jusqu’au 22 octobre prochain à Ouagadougou. 
 

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