Tatiana Matip : une exploratrice à Ouaga

L’actrice camerounaise qui vient de signer un contrat avec une agence de relations publiques décidée à lui bâtir une nouvelle image, découvre le Fespaco pour la première fois.

Tatiana Matip vit ses tous premiers instants à Ouaga, à la faveur du Fespaco. L’actrice camerounaise parcourt, en véritable exploratrice, salles de cinéma, conférences-débats, dîners et soirées avec les acteurs du milieu. C’est qu’elle est en pleine opération découverte-observation à sa toute première édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou. « C’est mon premier Fespaco et même ma première sortie hors du Cameroun. Je me suis toujours dit qu’il faut attendre le bon moment pour faire les choses. Là, pour moi, c’est le bon moment », assure l’actrice. Alors, elle ne veut rien manquer. Au contraire, elle veut croquer dans toutes les pommes, tout voir, tout ressentir. C’est sans grande surprise qu’elle était comptée parmi les cinéphiles mardi dernier à l’Institut français de la projection du film « Enterrés » de Françoise Ellong, sa compatriote. « Nous étions fiers d’être Camerounais au terme de ce film, fiers aussi de vivre cette nouvelle conception que nous avons du cinéma dans notre pays », se réjouit l’actrice. 
Au Burkina Faso, Tatiana Matip est venue à l’invitation d’une agence de relations publiques avec laquelle elle va signer un contrat pour, explique-t-elle, « soigner son image, et la propulser dans des films d’envergure joués hors du Cameroun ». Les responsables de l’agence l’ont remarquée après sa prestation dans le long métrage « Innocent(e) » du réalisateur camerounais Léa Malle Franck Thierry. Elle est à l’école de ce qui se fait de mieux dans le 7e art africain. « En voyant les œuvres des confrères africains, je me résous à avouer qu’il faut beaucoup travailler pour avoir un produit, quelque chose de sérieux à présenter. Le Cameroun n’a pas encore une véritable industrie du cinéma dans le sens propre du terme, mais nous sommes là pour nous améliorer », regrette Tatiana Matip. 
L’actrice par ailleurs réalisatrice dit fonctionner avec la foi et la prière pour évoluer dans sa carrière. Elle tire de nombreuses leçons de son premier Fespaco. Enseignante de cinéma pour des jeunes au Cameroun qu’elle accompagne dans l’écriture du scénario et dans toutes les coulisses du cinéma, elle rêve de leur inculquer tout ce qu’elle a appris au pays des Etalons. Son vœu ? Revenir dans deux ans en participante active, à l’affiche d’un film au Fespaco. 
 

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