Patrimoine mondial de l’Unesco : le Cameroun en veut

Le pays regorge d’un potentiel certain en matière de sites touristiques et culturels, mais peine à figurer dans cette liste prestigieuse. L’Etat cherche à changer la donne.

La réserve naturelle du Dja, située dans le Dja-et-Lobo, région du Sud, est à cette date le seul site inscrit par le Cameroun au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1987. Cette liste prestigieuse, susceptible d’attirer des centaines, voire des milliers de touristes vers une destination, est une véritable aubaine pour les pays qui y figurent. Conscient de cette opportunité pour le tourisme et l’éclosion de cette part importante de l’économie nationale, l’Etat à travers le ministère des Arts et de la Culture a engagé depuis plusieurs années, la candidature de sites et autres grands événements culturels liés au patrimoine matériel et immatériel. Plus récemment, le 22 novembre dernier, le Minac a lancé les préparatifs à l’inscription du Mvet Oyeng, instrument de musique traditionnel, sur la liste représentative du patrimoine immatériel de l’humanité en 2022. 
Cette opération intervient après celles menées dans le même sens pour le site de Bimbia, dans la région du Sud-Ouest, au Sud-Est de Limbé, arrondissement de Limbé III dans le département du Fako, depuis quelques années. Un symposium organisé au Musée national en 2017, puis un atelier sur la préservation et l’aménagement de Bimbia un an plus tard, ont démontré l’engouement du gouvernement en faveur de cette initiative. Un candidat sérieux donc qu’est ce site de Bimbia. Mais jusqu’à ce jour, concernant cette localité où des preuves démontrant que le Cameroun a été à un moment donné de l’histoire, un lieu majeur de la traite négrière transatlantique et de l’esclavage sur le continent africain, la bonne nouvelle qui viendrait de l’Unesco est toujours pendante. Et que dire des autres projets du Cameroun, entre autres les Chut...

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category