Les collèges privés clandestins dans le collimateur du MINESEC

D’après l’arrêté du Minesec du 12 août dernier, 73 établissements formés pour violation des formalités légales de création et d’ouverture.

Ils ne seront pas sur la ligne de départ le 5 septembre prochain, jour de rentrée scolaire au Cameroun. Le ministre des Enseignements secondaires, Jean Ernest Massena Ngalle Bibéhé les a mis hors jeu pour « violation des formalités légales de création et d’ouverture ».  Ces 73 établissements se recrutent dans les régions du Centre, de l’Est, du Littoral, du Nord-Ouest, de l’Ouest, du Sud et du Sud-ouest. Dans l’arrêté du Minesec du 12 août 2016 et publié dans CT d’hier, l’on retrouve entre autres, l’Institut Mbougang Pascal de Nkozoa, le collège Notre dame de la paix de Mfou et ISDIG Mustard Seed Anglo-saxon college de Mballa II parmi les 14 concernés dans le Centre.  A l’Est, le collège privé Eugène Ekanga de Nguelemendouka, le collège privé laïc l’excellence d’Abong-Mbang et le collège protestant de Garoua-Boulaï sont sans papiers. Dans la région du Sud, le seul attrapé est Full Gospel Bilingual secondary school, dans le département de la Mvila.
Et comment ont-ils été débusqués ? D’après Paul Jérôme Nyemb Ntoogue, chef de la brigade nationale de contrôle des établissements privés, il y a un répertoire national des établissements réguliers. Lorsqu’une structure n’y figure pas, elle est considérée comme clandestine. A en croire notre source, dès que certains promoteurs ont l’autorisation de création, ils se mettent à fonctionner. Pourtant la démarche est claire. « Pour qu’un établissement privé ouvre, il faut d’abord que le promoteur déclare son intention, sa volonté de créer l’établissement. Il présente tous ses arguments intellectuels, financiers et même infrastructurels. C’est après évaluation que le ministre peut donner son accord pour la création. Une fois cette autorisation en poche, le concerné doit demander l’autorisation de fonctionner. A cette étape, le nombre d’enseignants, de salles de classe et autres sont évalués. Ceux qui ne remplissent pas  ces conditions ne doivent pas fonctionner », martèle Paul Jérôme Nyemb Ntoogue.
Il se dit que les 73 établissements privés frappés de fermeture fonctionnaient depuis des années. Une poignée avait des autorisations de création mais pas de fonctionnement. Pour que ces établissements n’accueillent pas les élèves à la rentrée, le chef de brigade indique que ses équipes seront sur le terrain tous les jours et veilleront à ce que, ceux qui ont été fermés le reste, jusqu’à nouvel avis du ministre.

 

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