Kribi : sept mètres de recul par an

Les impacts de l’avancée de la mer se constatent quasi quotidiennement dans les zones concernées.

Sur la façade atlantique du département de l’Océan, certaines plages accusent un recul record de sept mètres par an. Au-delà des photos d’albums souvenirs et de la mémoire collective des habitants, plusieurs autres faits permettent de se rendre compte de l'avancée de la mer sur les côtes végétalisées. Le marché aux poissons, sis en face du lycée bilingue de Kribi, est devenu l’un des symboles remarquables de l’érosion côtière dans la cité balnéaire. Entre 1995 et 2022, la mer a sérieusement grignoté la terre, au point où le parc à pirogue jadis installé sur la plage se retrouve carrément sur le trottoir. A l’allure où évolue l'érosion, elle menace d’ailleurs la seule route permettant d'accéder à la ville.
Une ville dont certains touristes habitués et natifs ne reconnaissent plus les rivages. « Dans mon enfance, la plage d’Elabé était bordée de nombreux cocotiers et d’arbres. Ce n’est plus le cas : la mer a tout pris. Au regard de mes souvenirs, elle a avalé plus de 20 mètres de terre ferme », relève Régine Edouma, native du coin, partie de Kribi il y a huit ans. C’est seulement en 2014...

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