Emploi : une volonté et des actes

C’est souvent le sujet incontournable des messages du président de la République à la jeunesse. Et pour cause ! L’emploi est dans tous les pays du monde, l’une des plus grosses attentes de la jeunesse.

Le message de Paul Biya cette année ne déroge donc pas à la règle. Surtout pas. Il y a même comme une volonté manifeste d’aller plus loin dans les réponses. Et parmi celles-ci, une annonce forte. Jeudi soir, le chef de l’Etat a évoqué la mise en place d’un Conseil national de l’Emploi, appelé selon lui, à « apporter des solutions nouvelles, visant à inverser la courbe du chômage et à améliorer la productivité de nos entreprises ».
Traduction : le président compte renforcer encore le dispositif en place pour la création d’emplois pour les jeunes. Un appareil institutionnel déjà fort d’un ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle et d’organismes satellites : le Fonds national de l’Emploi dont l’efficacité tout au long des années n’a cessé de convaincre ; A côté de cela, le ministère entièrement dédié à la jeunesse, y est allé lui aussi de ses solutions. Des projets et programmes destinés à soutenir les initiatives des jeunes. Des centres multifonctionnels de promotion des jeunes pour des interventions encore plus directes. Et depuis cinq ans, le Plan triennal spécial Jeunes, prescrit par le président de la République est en fonctionnel. Il y a eu la phase de mise en place du cadre juridique, qui a pris le temps nécessaire. Puis cette espèce de période d’observation, au cours de laquelle il a fallu venir à bout des hésitations des jeunes. Mais depuis plusieurs mois, la machine a atteint sa vitesse de croisière. Le Plan triennal spécial jeunes, c’est une enveloppe de 102 milliards de F pour appuyer les efforts de 1,5 million de jeunes dans les domaines de l’artisanat, de l’agriculture, de l’industrie de l’élevage, de l’économie numérique et de l’innovation technologique.
Dans son message du ce 10 février, Paul Biya a esquissé un bilan à mi-parcours : 8430 projets, 119 clusters économiques, 132 villages pionniers de seconde génération, 22.000 emploi directs. Du concret donc, qui s’obtient au bout d’un processus intégré, doté d’un instrument crucial : l’Observatoire national de la Jeunesse. Un organisme dont l’action permet d’identifier les jeunes et leurs besoins spécifiques, leur accorder des facilités dans l’accès à des produits et services sociaux de base à travers la carte jeune biométrique. Le chef de l’Etat l’a noté avec satisfaction : la carte compte déjà plus de 50.000 adhérents. Ce sont les pionniers qui pourront témoigner auprès des nombreux autres qui attendent : les réponses de Paul Biya aux questions d’emploi de ses jeunes compatriotes sont là, visibles.
L’autre point important à souligner est la courbe ascendante des chiffres annuels de création des emplois au Cameroun. Pour l’année 2022 qui vient de démarrer, le président de la République situe le chiffre à 600.000. Une prévision qui relève d’un véritable exploit dans un contexte en plusieurs points défavorable. Ce n’est pas un secret : le Cameroun traverse depuis plus de cinq ans, une combinaison de crises qui auraient légitimement pu pousser au découragement. La situation sécuritaire dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest grève considérablement les ressources de l’Etat qui auraient servi à des projets de développement. Et puis la crise sanitaire due à la pandémie de

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