Casses de Dikolo : réparations attendues

Les personnes touchées, s’estimant lésées, sollicitent l’intervention des hautes autorités.

Pour les populations autochtones de Dikolo (arrondissement de Douala I), les casses et l’expropriation dont elles viennent d’être l’objet sont illégales. Ils l’ont fait savoir ce 15 mai lors d’une conférence de presse organisée par le collectif « Bonanjo Kod’a Mboa ». La confusion du titre foncier n°750 (correspondant à un autre site, précisent-ils) fait partie des arguments brandis par la communauté.
« Il est clair que le décret n°2020/004/PM portant expropriation de Dikolo concerne le titre foncier n°750. Parmi nous qui avons été cassés, personne n’a le titre foncier n° 750. A Bali il n’y a pas de titre foncier n°750. Après des recherches, nous avons trouvé le titre foncier n°750 plutôt à Bonantonè (Deido) et il se trouve que nous ne sommes pas concernés par ce décret », soutient Patrick Moudissa Bell, porte-parole des victimes des casses. Les populations réclament la réparation des dommages causés, et sont à ce jour presque toutes sans-abri en l’absence d’un plan de recasement. Pour les habitants de Dikolo, au-delà des titres fonciers que nombre d’entre eux détiennent, ils ont une relation ancestrale avec ces terres. Ils y vivent depuis 300 ans. « J’espère que le chef de l’Etat va écouter nos cris et nos pleurs et va trouver une solution rapide », a ajouté notre source. A en croire le collectif, 70 familles sont aujourd’hui sans-abri, soit environ 800 personnes.
Côté autorités administratives, on s’active à travers des réunions. La dernière en date, convoquée par le préfet du Wouri, s&rsqu...

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