Archives nationales : l’incontournable mémoire

En cette 4e édition de la Semaine internationale des archives, la responsable de cette direction du Minac revient sur les avancées enregistrées dans la conservation du patrimoine local.

La place du numérique dans le processus de conservation des archives nationales se pose avec acuité depuis le 4 juin dernier au ministère des Arts et de la Culture (Minac). Organisée sous le thème : « Combler le fossé : Les archives au service de l’efficacité administrative, de la croissance et de la compétitive des entreprises au Cameroun », la quatrième édition de la Semaine internationale des archives tente depuis quelques jours, et ce, jusqu’à la fin de ce mois, d’améliorer le système de conservation du patrimoine local.  En l’absence des équipements de pointe, les actions implémentées par le Minac relèvent davantage de la formation et de l’accompagnement institutionnel. C’est à juste titre que plusieurs activités de sensibilisation sont organisées à Yaoundé et Douala pour renforcer les capacités du personnel en charge de la gestion des archives de différentes administrations. Dr Esther Olembe, directeur des Archives nationales du Cameroun présente les défis actuels de cette institution.

Quelles sont les innovations que vous avez apportées à la tête des Archives nationales depuis votre nomination ?
Les avancées observables dans le secteur archivistique se traduisent par une volonté gouvernementale de construire une politique publique cohérente dans ce domaine. Cette volonté est portée par le ministère des Arts et de la Culture. Conscient des difficultés structurelles inhérentes à plusieurs décennies de désordre documentaire, le président de la République a prescrit en 2017 un plan de sauvetage des archives nationales. Ce plan de sauvetage est encadré par l’arrêté n° 003/CAB/PM du 17 janvier 2018 portant création, organisation et fonctionnement du comité interministériel chargé de la restructuration de ce secteur. Cet encadrement a par exemple, permis au Cameroun d’être le seul pays en Afrique à abriter pour la première fois en novembre 2018, la Conférence annuelle du Conseil international des Archives (ICA). Ce moment historique et de fierté pour l’Afrique en général et le Cameroun en particulier a ouvert une fenêtre d’opportunités aux archives nationales. 
Comment s’effectue la conservation des anciennes et des nouvelles archives ?
La question de la conservation des archives, au cœur des préoccupations en cours, est intimement liée aux infrastructures et équipements de pointe indispensables à la sauvegarde de notre patrimoine archivistique. Il faut reconnaître que le Cameroun ne dispose pas encore d’infrastructures archivistiques normalisées et dédiées pour la conservation de ses archives. C’est un défi à relever qui nécessite de gros investissements. Les problèmes sont posés et font l’objet d’une réflexion concertée en vue de leur résolution progressive.
Qu’en est-il de la numérisation du processus d’archivage ?
La numérisation des archives est l’une des composantes du plan de sauvetage des archives ...

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