Archivage : point sur la numérisation de l’état civil

C’était le fil conducteur de la table-ronde organisée mardi dernier, lors de la clôture des activités de la Semaine internationale des archives à Yaoundé.

Entamée le 4 juin dernier, la Semaine internationale des archives est entrée en gare mardi 28 juin dernier. La série d’activités a été clôturée par une table-ronde sur le thème : « L’archivage de l’état civil au Cameroun à l’ère du numérique : état des lieux, enjeux et perspectives ». Assises organisées à Yaoundé en présence du directeur des archives nationales du Cameroun, le Dr Esther Olembé. Pendant plus d’une heure, les interventions des responsables du Bureau national de l'état civil (Bunec), de l’Union Européenne, du ministère des Arts et de la Culture, de la mairie de Soa et des archives nationales ont animé la séance.
Concernant l’état des lieux de l’archivage de l’état civil au Cameroun, l’exemple de la commune de Soa a mis en lumière les différents problèmes que rencontrent les responsables des mairies.  Essama Engolo, maire de la commune de Soa a fait savoir que l’archivage de l’état civil se fait encore dans la précarité. Il a expliqué qu’il travaille avec les officiers d’état civil. Ceux-ci ont pour cadre de travail leurs domiciles. Après l’établissement desdits documents, ils ne les renvoient pas souvent à la mairie pour leur bonne conservation. Or, compte tenu du caractère confidentiel de ces actes d’état civil, leur conservation doit obéir à des mesures de sécurisation appropriées, afin d’éviter les fraudes et l’humidité. La situation est encore pire lorsqu’il arrive que l’officier d’état civil décède. Certains documents restent parfois introuvables. Pour pallier cela, il a proposé une formation des officiers d’état civil à l’archivage de ces documents précieux. 
Heureusement, tout n’est pas perdu. Un projet pilote de numérisation des documents...

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