Ce sacrifice qui nous parle…

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Dans une ambiance particulièrement lourde de tristesse vendredi dernier en la Cour d’honneur de la brigade du Quartier général à Yaoundé, le président de la République, chef des forces armées, a eu ces mots à la fois pathétiques et d’une résonance exceptionnelle en termes de mobilisation civique et d’engagement patriotique pour la patrie : « le sang de ces braves soldats, tombés sur le champ d’honneur, sur la route du devoir, ce sang nous parle… ». D’autant que ces modèles d’honneur et de fidélité envers le drapeau  national ne sont pas seulement morts en défendant l’intégrité territoriale de la patrie, mais ils ont aussi sacrifié leur vie pour préserver la nôtre. Ainsi que la liberté qui va avec.
On ne le sait désormais que trop bien : les méthodes et l’action de la secte terroriste Boko Haram reposent sur une négation des valeurs humanistes qui fondent une société fraternelle faite de tolérance, de paix et d’acceptation de l’autre. Avec ses choix, ses opinions et convictions. Il en résulte que les adeptes de cette  nébuleuse obscurantiste sèment la violence, la mort et la peur à la pelle, contre de paisibles citoyens qui n’aspirent légitimement qu’à vivre tout simplement. En vaquant  librement à leurs activités dans une quête de prospérité et de mieux-être. Que d’innocentes victimes ont été arrachées à la vie à ce jour dans la partie septentrionale de notre pays du fait des exactions et atrocités menées par une poignée d’exaltés, de fous de Dieu !
D’autres, certainement plus « chanceux » mais fortement traumatisés, ont été contraints à l’errance, à l’exil. Ceux-là doivent leur salut au courage, à l’ardeur au combat d’hommes et de femmes déterminés, dont certains en sont venus à servir leur patrie jusqu’au sacrifice suprême. Comme ce fut le cas du général Kodji et de ses compagnons d’infortune en ce funeste 22 janvier dernier dans le ciel de Tchofo, près de Bogo dans le Diamaré. L’on se rappelle que dans le cadre des opérations « Alpha » et « Emergence », d’autres valeureux soldats sont déjà tombés sous des balles ennemies. A l’instar du lieutenant-colonel Kwene Ekwele Belthus de retour d’une offensive victorieuse sur Ngoshe en territoire nigérian il y a près d’un an.
A tous les fils et filles de ce pays nôtre, le président Paul Biya a tenu à indiquer, solennellement, que le sang de ces héros a été versé pour chacun de nous. Un sacrifice qui nous interpelle donc individuellement, mais aussi en tant que communauté nationale solidaire de son destin et jalouse de la souveraineté du Cameroun. Ce « berceau de nos ancêtres » qui doit représenter, aujourd’hui et demain, notre plus grand motif de joie et de fierté. Toutes choses qui commandent de notre part une mobilisation unanime autour des symboles et valeurs de la République. Dans ce contexte, le sang de nos héros versé pour notre liberté nous parle. Avec force.

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