Ruée vers le lapin

La viande blanche de plus en plus prisé, est disponible au marché Casablanca de Bafoussam. 

Louis Désiré Feupoussi est formel. « En deux mois, j’ai vendu plus de 60 lapins. Ce qui n’était pas le cas avant la grippe aviaire », déclare le vendeur de lapins au marché Casablanca de Bafoussam. Depuis quelque temps, il fait de bonnes affaires parce que la demande de lapin connaît une relative hausse sur le marché local. L’animal est en quelque sorte une alternative au poulet dont la vente a été interdite, suite à l’épizootie de grippe aviaire déclarée au mois de mai dernier. Fait notable, les prix sont restés stables, malgré la rareté du poulet. A savoir 2000 F pour un lapin de 1,5kg, 6000 F pour 2,5kg et 8000 F pour 4,5kg. Rencontré mercredi dernier, Jean Dassi déclarait avoir vendu sept lapins en moins de deux heures. Ses ventes ont augmenté, au point où il a fait appel à son fournisseur pour renforcer son stock. La ruée vers le lapin se justifie par sa chair blanche qui, selon Pierre Kongne, commerçant à Casablanca, « est conseillée aux personnes vivant sur régime. Elle est recommandée pour la santé, et seuls les connaisseurs le savent ». 
Un avis que partage Rachèle Bengono, cliente, pour qui la consommation de la viande du lapin met à l’abri des maladies comme la goutte ou l’obésité. Les principaux points d’élevage du lapin sont localisés à Bandjoun dans le Koung-Khi, Bafoussam dans la Mifi et Mbouda dans les Bamboutos. Ce sont d’ailleurs les cuniculteurs de ces zones qui ravitaillent les principaux marchés de la région, voire ceux de Yaoundé et Douala. Et, compte tenu de la rapide reproduction de cet animal, en moyenne trois mois, l’avenir s’annonce en rose pour les commerçants. Son élevage, même s’il est exigeant, ne nécessite pas trop de dépenses. Il suffit d’acheter 25kg de provende à 6000 F ainsi que des produits comme la coccidiose pour éviter les maladies, et le tour est joué.      

 

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