Palmier à huile : vivier d’opportunités

En dépit d’une baisse de la production enregistrée depuis des années, l’Etat ne lésine sur aucun moyen pour développer tout le vaste potentiel de la filière.

« Si l’agriculture est notre réelle richesse, le palmier à huile est la véritable richesse des forêts ». Ces propos sont du ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Gabriel Mbairobe, lors de la première édition du Festival des noix de palme baptisé « Ngan Biton », organisé le 5 mai dernier à Eséka. Ces mots traduisent toute l’importance qu’occupe cette plante oléagineuse dans le quotidien des populations, et partant, dans l’économie nationale. Cette autre manifestation organisée dans la ville d’Eséka, n’est pas fortuite. Elle avait pour but principal de s’accorder sur la manière de financer le replanting de 3000 hectares de palmier à huile dans le Nyong-et-Kelle, l’un des principaux bastions de production de cette spéculation. Bien plus, il était question d’exposer les produits dérivés de cette filière et d’apporter des solutions idoines aux multiples problèmes que rencontrent les acteurs. Notamment le financement, la formation, l’organisation du secteur, la professionnalisation.
Cette action qui marque l’intérêt soutenu des pouvoirs publics à redonner à cette filière toutes ses lettres de noblesse, n’est pas un fait anodin. C’est que, le potentiel de cette plante oléagineuse fait saliver. Disponibilité des terres arables dans huit régions sur les dix que compte le pays, main d’œuvre jeune et dynamique, etc. A cela s’ajoute le fait que le palmier à huile est un véritable puits de conservation et de captation de carbone, mais aussi un arbre idéal pour la restauration des paysages dégradés car, en plus de son ombrage, le palmier à huile maintien un nombre important d’espèces fauniques dans ses allées. Du point de vue des emplois, la filière occupe environ 200 000 petits producteurs. Et pas que. Car, en plus de ceux qu’on emploie pour entretenir les champs, il en faut d’autres pour la cueillette, le ramassage et l’extraction. En clair, la filière est un gisement d’emplois, selon le ministre Gabriel Mbairobe. Par ailleurs, le secteur du palmier à huile constitue à lui seul 90% de l’huile produite au Cameroun. Que dire des produits dérivés, savons de ménage et autres produits cosmétiques, huiles végétales raffinées dont la production et la commercialisation est d’un poids certain dans l’économie. 
Cependant, depuis ces dernières années, l’on a constaté une stagnation, voire une baisse de la production nationale d’huile de palme. En raison des crises sécuritaires dans les ...

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