Quinzaine des cinéastes : ovation pour « Mambar Pierrette »

Le long métrage de Rosine Mbakam a été favorablement accueilli lundi dernier au festival de Cannes.

Des larmes. Encore des larmes. Elle en versera une bonne dizaine de minutes. Pendant que le public exécute la salve d’ovations. Cette mélodie qui envahit la salle de projection du Théâtre Croisette donne des frissons. Elle est si agréable à l’ouïe des Camerounais qui ont fait le déplacement. Rosine Mbakam ferme les yeux comme pour mieux la déguster. Ça fait du bien. Il est 20h40 en ce mardi 22 mai. Personne ne semble pressé de quitter la salle. On arrête un moment le temps. La réalisatrice et son actrice principale écrasent des larmes. Elles plongent dans les bras l’une de l’autre. Elles se réconfortent mutuellement, soutenues par des proches ou des inconnus. Le regard presque figé dans ce temps, elles ne réalisent pas… qu’une chronique d’une vie de couturière dans les « quartiers difficiles » soit ainsi accueillie au plus grand festival de cinéma du monde et par les pairs… C’est presque le graal pour la jeune réalisatrice camerounaise et la comédienne. Ayant repris ses esprits 30 minutes plus tard, elle confiera : « J’espère susciter beaucoup de confiance à travers ce film, parce que c’est ce que j’ai expérimenté avec la famille, avec Mambar Pierrette. J’espère qu’au Cameroun, ce sentiment-là, ou juste cette sélection à la Quinzaine des cinéastes, ramènera l’espoir et beaucoup de confiance aux gens ».
Pur régal technique, selon les propos de cinéphiles recueillis ici, le film effectue, en 120mn, une immersion dans certains quartiers populeux de Douala : Pk 5, Village, New Bell. Avec des dialogues en langue bangangté, camfranglais, pidjin, anglais et français, il fait parallèlement la promotion de l’identité camerounaise. « J’espère vivement que ce film puisse redonner confiance aux gens par rapport à leur identité, à notre histoire, à notre culture tout simplement », glisse...

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