Somalie: l’insécurité persiste

Deux semaines après l’élection d’un nouveau président, le pays reste la cible des terroristes qui sèment peur et désolation.

Près de deux semaines après l’élection de Mohamed Abdullahi Farmajo comme nouveau président de la République, la Somalie attend toujours de renouer avec la paix. Pas moins de deux attentats meurtriers ont secoué Mogadiscio en l’espace de deux semaines. La capitale somalienne a été le théâtre jeudi dernier de tirs de mortier ayant tué deux enfants et fait de nombreux blessés non loin du palais présidentiel. L’attentat fut aussitôt revendiqué par les rebelles islamistes shebab, affiliés à la nébuleuse terroriste al-Qaïda, alors que s'y déroulait la passation de pouvoir entre les présidents sortant et entrant de Somalie. De source militaire, les tirs visaient le palais présidentiel, mais ont plutôt échoué dans une zone d’habitation située à proximité.
Dimanche dernier, Mogadiscio a été la cible d’une nouvelle attaque. Un kamikaze a fait exploser une voiture piégée à un carrefour fréquenté et a fait au moins 40 morts et une trentaine de blessés, selon un dernier bilan. Des témoins sur place rapportent que les terroristes ont visé une heure de pointe où de nombreux habitants de la capitale faisaient leurs courses et des militaires en faction. Au moment où nous allions sous presses, l’acte odieux n’avait pas encore été revendiqué, mais de source policière, le mode opérateur indique que les islamistes shebab seraient à l’origine. Sheikh Hassan Yaqub Ali, un haut responsable de ce mouvement terroriste, déclarait dans une radio locale proche du nouveau chef de l’Etat que  celui-ci était plus dangereux que ses prédécesseurs, du fait de sa double nationalité somalo-américaine.  Mohamed Abdullahi Farmajo, qui a promis une guerre sans merci contre ce phénomène, a promis une récompense de 100.000 dollars (94.000 euros) pour toute information sur les auteurs de ces deux attaques.

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